À prendre ou à lécher (Le Commissaire San-Antonio[102])
On navet jamais vu ça.Ben maint'nant on l'a.Et croye-moi, on a eu chaud aux plumes.L'péril jaune, merci bien : j'sais à présent d'quoi t'il retoume !Quant aux p'tites gonzesses de Bangkroche, tu r'passeras ! Pas une seule qui fusse t'à ma pointure !C't'un monde ! Comme j'dis : « Quand on veut faire pute professionnelle, faut s'assurer au prélavable qu't'es capab' d'héberger l'aillent ; même quand y l'est monté comm' un seigneur, dont c'est mon cas ; qu'autrement sinon ça d'vient d'l'abusement d'confiance, moi j'trouve.Enfin, viens quand même av'c nous en Taillelande ; si t'aimes pas le bouddha, on t'fera faire des massages.Alexandre-Benoît Bérurier.
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À San Pedro ou ailleurs…
VOUS CROYEZ QUE LES MOUCHES AIMENT LE WHISKY ?IL y a des gens bizarres dans les bars, la nuit…Des hommes et des femmes accrochés à la rampe du comptoir pour « laisser souffler » leur destin.Des hommes, des femmes qui se regardent, qui se sourient… se disent quelques mots, n'importe lesquels :VOUS CROYEZ QUE LES MOUCHES AIMENT LE WHISKY ?Et puis ils repartent dans la nuit, à la recherche d'un impossible bonheur, à la recherche d'eux-mêmes.Ils s'en ont plus loin.A San Pedro…Ou ailleurs.VOUS CROYEZ QUE LES MOUCHES AIMENT LE WHISKY ?
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A tue… et à toi (Le Commissaire San-Antonio[20])
Dubois, lui, tout en gobant ses marennes, m'expliquait en détail la gastro-entérite de sa femme de ménage…C'est vous dire si la plus totale harmonie régnait dans la salle à manger de ces bons amis !Et soudain, au moment pile où la mère Dubois se la radinait, portant triomphalement une gigantesque marmite recelant le cassoulet : vlan ! ou plutôt « dring ! » le bignou s'est mis à carillonner…
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Al Capote (Le Commissaire San-Antonio[153])
Le mystère de l'assassinat de Kennedy ? Tiens, fume !Accompagne-nous dans notre virée U.S. et tu verras ce qu'on en fait du mystère Kennedy, Béru, Mathias et moi.Ah ! évidemment, ça ne s'est pas toujours bien passé, mais contrairement à ce qu'assurait le père Coubertin, l'essentiel, c'est pas de participer ; c'est de gagner.Si tu veux mon avis, ce présent bouquin, dans cent ans on le fera lire encore dans les écoles.« Al Capote » fait partie du patrimoine, désormais. D'autant qu'il est plein d'histoires de cul.Je n'y peux rien si l'Histoire s'écrit avec du sang et des braquemards
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Alice au pays des merguez (Le Commissaire San-Antonio[126])
Dans cet ouvrage, tu prendras connaissance de l'événement le plus important qui ce soit produit depuis que l'homme a marché sur la lune.Un événement que l'on jugeait tellement impensable qu'on y pensait plus.La nouvelle a créé un remue-ménage extrême dans le vie française. Au point que M. le président de la République a honoré ce livre d'une préface. Si mon éditeur a refusé de la publier, c'est parce qu'il était convaincu que, d'ici quelques années, San-Antonio sera bien plus connu que le président ; et qu'il sera donc anormal qu'un auteur célèbre fût cautionné par un président oublié.Il n'en reste pas moins que c'était un très bel élan du cœur dont je remercie vivement le Pommier des Français.Ce qui l'avait motivé ? Je vais te dire, prépare-toi au choc : Béru et Berthe viennent d'avoir un enfant. Un vrai, bien à eux, déjà gras et dégueulasse, car bon sang ne peut mentir.C'est pas l'événement pur fruit, ça ?Ouvre vite la fenêtre, je sens que tu vas t'évanouir.
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Allez donc faire ça plus loin (Le Commissaire San-Antonio[157])
Alors çui-là, mon pote, pour te le résumer !… J'ai demandé de l'aide, mais Montaigne lui- même n'a pu y arriver.Attends, je vais tout de même essayer…C'est l'histoire d'un trio de terroristes, planqués chez l'ancien colonel Casimir Lemercier, et qui braque un fusil à lunette d'un genre très spécial sur le restau où je suis en train de bouffer avec ma maman.Et puis…Non, je m'y prends mal.C'est l'histoire d'une petite journaliste qui veut écrire plus haut que son joli cul et qui…Ça ne va pas non plus !Voilà, c'est comme ça : Condor-miro, un vieil Indien qui crèche au cœur de l'Amazonie, entend, par une belle nuit équatoriale…Non, non ! Ça non plus, je le sens pas.Quoi donc ?Eh bien, achète ce book, tu verras illico !
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Appelez-moi chérie (Le Commissaire San-Antonio[78])
On peut tout exiger d'un bœuf…Sauf qu'il remplace un taureau.Fût-ce au pied levé !Par contre, on peut demander à un taureau de mon espèce de se comporter comme une vache !A preuve…Ah ! y a de quoi ruminer, je vous jure ! J'sais pas si vous avez envie, ou non, de lire ce livre.Moi, à votre place, j'hésiterais pas.P't'être parce que je sais ce qu'il y a dedans ?En tout cas, si vous souhaitez voir un San-Antonio partir à la recherche du plus gros diamant du monde avec une canne blanche, ratez pas cette recase, mes fils !Vous comprendrez alors pourquoi j'ai intitulé ce machin « Appelez-moi, chérie » !Chérie, parfaitement, avec un « e » muet !Heureusement que l'auteur, lui, ne l'est pas !
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Après vous, s'il en reste, monsieur le Président (Le Commissaire San-Antonio[124])
“ Gentil lecteur bien-aimé, en lisant ce puissant ouvrage de politique-fiction (ou de polique-affliction), n'oublie pas que si je puise certains de mes héros dans la vie courante, je les entraîne par contre dans des délirades qui n'appartiennent qu'à moi.En somme, je les prends en charge et leur offre une croisière dans mon imaginaire.Tous frais payés.Ils en ont de la chance ! ”San-Antonio
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Au bal des rombières (Le Commissaire San-Antonio[145])
Il s'en passe de sévères à l'institut de thalassothérapie de Riquebon-sur-Mer. On est obligé de planquer les cadavres dans les tiroirs car les croque-morts arriveraient pas à tous les croquer ! Ça tombe à qui mieux mieux : les vieillards en premier, ce qui est justice, mais aussi les femmes, y compris les très jolies, ce qui est dégueulasse ! Dans ce très gros book, l'Antonio se surpasse, tu verras. Jamais il s'est montré si farfadingue ni si tringleur ! On lime à toutes les pages, à toute heure et en tous lieux !Pour couronner le chef-d'œuvre, t'as droit au premier chapitre des mémoires du Gros, écrits de sa main et intitulés :Bérurier. Son vit, son œuvre.Pas triste ! J'aime autant te parler franchement : si tu rates ce livre, tu rates ta vie !
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Au suivant de ces Messieurs (Le Commissaire San-Antonio[23])
Comme j'ouvre la porte, je fais un bond en arrière qui m'envoie dinguer dans le porte-pébroques. Il y a trois messieurs sur le paillasson, qui s'apprêtaient à sonner.Et ceux-là, pas d'erreur possible, ce sont des vrais de vrais. Ils ont des bouilles qui ne trompent pas. Ils seraient nègres ou nains que ça ne se verrait pas davantage.Le gnard San-Antonio se demande à la brutale si, par hasard, ça ne serait pas le commencement de la fin.
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Aux frais de la princesse (Le Commissaire San-Antonio[158])
Tu te rappelles le Vieux ? L'homme au crâne poli et à la langue agile ? Chilou, mon prédécesseur Achille, notre bon vieux Dirlo, le Dabe, dont l'exquise politesse n'avait d'égale que la mauvaise foi.Eh bien ! figure-toi qu'il a disparu !Volatilisé, le bouffeur de chagattes !En même temps qu'une petite comédienne dont les « coups de chaleur » sont réputés à Paris et dans la France métropolitaine. En apprenant ça, tu te dis qu'ils sont allés enfiler le parfait amour dans un coin peinard ?Zob, mon pote ! A côté de la plaque ! Quand tu sauras ce qui s'est passé, t'auras les roustons qui te gicleront des orbites !Dans ce book, on y va à fond la caisse !Emporte ton détachant pour les éclaboussures !
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Bacchanale chez la mère Tatzi (Le Commissaire San-Antonio[121])
Tu connais l'histoire de la chèvre de M. Seguin ? C'est celle de la mère Tatzi. Sauf qu'il manque M. Seguin. Par contre, des loups, t'en trouves à gogo. Et avec des dents vachement carnassières. Il en faut pour bouffer cette vieille bique.
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Baise-ball à la Baule (Le Commissaire San-Antonio[103])
Si tu n'as jamais vu le prince Charles d'Angleterre complètement mort, le nez dans une salade de homard, lis ce book.Si tu n'as jamais vu Béru propulser deux nonnes dans des cageots de tomates, lis ce bouquin.Si tu n'as jamais vu San-A aux prises avec un couple mystérieux qui le ridiculise, lis ce polar.Mais si tu as le palpitant qui déconne, l'ami, alors ne lis pas ce chef-d'œuvre, il te tuerait !
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Baisse la pression, tu mes les gonfles ! (Le Commissaire San-Antonio[136])
Un compresseur.Deux cons pressés.Deux comprimés.Deux cons primés.Bérurier devenu obsédé sexuel.M. Félix dont le paf est classé monument historique.Une Autrichienne qui nous fait passer des moments hystériques.Une dizaine de cadavres.Ça, c'est le résumé de ce livre.Maintenant, si tu veux tous les détails croustillants, faut l'acheter, mon pote; qu'est-ce que tu veux que je te dise! Je ne vais tout de même pas te faire peur et te faire triquer juste avec une quatrième page de couverture!
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Bas les pattes ! (Le Commissaire San-Antonio[12])
Vous me croirez si vous voudrez, comme dit mon éternel Bérurier, mais à Chicago, un flic français en mission officielle a beaucoup plus de problèmes avec la police locale qu'avec les gangsters ! Nulle part au monde, les poulets n'aiment qu'on vienne marcher sur leurs plates-bandes, mais aux États-Unis, c'est pire qu'ailleurs…Peut-être qu'ils craignent qu'on leur pique leur « enveloppe » au passage ! Halte-là !.. Pas touche !.. Bas les pattes !.. C'est notre affaire… BAS LES PATTES ! ils disent, les poulagas, et les durs répliquent « hands up ! », ce qui prouve que ce pays est bien celui des contradictions. Il n'y a que les gonzesses qui soient comme chez nous… Surtout les taxi-girls à qui j'ai eu affaire tout au cours de ma mission… Leur devise, à elles, ce serait plutôt « legs up », « jambes en l'air » si vous préférez.
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Batailles sur la route
« C'est en s'oubliant qu'on parvient à être soi-même. »F. DardS'oublier. Totalement. Ses préjugés aussi. Surtout ceux qui empêchent l'humilité. Un regard croisé avec cette femme. Peut-être déjà un sentiment d'une femme ? Plus vraiment, puisque l'honneur est bafoué. Son crâne rasé d'avoir aimé l'ennemi. Alors oublier, oui, et recommencer différemment ; pour elle. Passer à autre chose, chercher refuge dans un travail difficile, éprouvant : la route. La retrouver enfin, elle qui m'attend. Mais retrouver aussi le plus terrible des secrets, de ceux qui rongent une éternité, assombrissent vos jours, dévorent vos nuits, parce qu'il vit à vos côtés, indissociable et omniprésent. Pourtant, j'ai pris le parti d'oublier.Saint-Chef en Dauphiné, où repose Frédéric Dard, rebaptisé ici Saint-Theudère, sert de cadre à ce roman. C'est là qu'Hélène, sœur du milicien Petit Louis, dont l'auteur nous raconte l'exécution sommaire de façon si poignante, trouve refuge auprès du narrateur, un jeune résistant lyonnais. Celui-ci s'éprend de cette victime de l'épuration qu'il aimerait pouvoir soustraire définitivement à l'ardeur vengeresse des FFI.Publié en 1949 aux Éditions Dumas à Saint-Étienne, ce roman est inspiré d'un voyage effectué par l'auteur avec les gens de la route. Cette même année 1949 fut par ailleurs prolifique et prémonitoire : c'est elle, en effet, qui vit la parution du premier livre d'où découlera, servie par un hasard singulier, la célèbre série du commissaire SAN-ANTONIO.
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Berceuse pour Bérurier (Le Commissaire San-Antonio[42])
Je file un coup de périscope hors de ma tire et j'avise une Aronde qui se pointe à ma hauteur. L'espace d'une seconde, je me dis qu'il s'agit peut-être d'un coup fourré organisé par des malfrats qui en voudraient à mes os préférés, mais je décide que des truands ne klaxonneraient pas pour se signaler à mon attention et que, d'autre part, ils ne rouleraient pas dans une Aronde. Alors je lève le pied…
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Béru contre San-Antonio (Le Commissaire San-Antonio[65])
Fallait bien que ça arrive un jour ! A force de cavaler côte à côte, Béru et moi, on a fini par se retrouver face à face. Et quand le Gros se met à faire du zèle au point de nous valoir une nouvelle guerre contre l'Allemagne, croyez-moi, c'est duraille d'arranger les bidons.Aller à l'autre bout du monde pour se tirer la bourre, c'est un comble, non ?En tout cas, j'en connais un qui nous a bien eus, tous les deux. Je vous dis pas son blaze, il est dans le bouquin !
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Béru contre San-Antonio (Le Commissaire San-Antonio[65])
Fallait bien que ça arrive un jour ! À force de cavaler côte à côte, Béru et moi, on a fini par se retrouver face à face. Et quand le Gros se met à faire du zèle au point de nous valoir une nouvelle guerre contre l’Allemagne, croyez-moi, c’est duraille d’arranger les bidons.Aller à l’autre bout du monde pour se tirer la bourre, c’est un comble, non ?En tout cas, j’en connais un qui nous a bien eus, tous les deux. Je vous dis pas son blaze, il est dans le bouquin !
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Béru et ces dames
A l'enterrement de mon onc' Prosper, à Saint-Locdu, mon village natable, yavait Sana. Pas très corrèque, y m'refile, au moment des gondoléances, un œuf frais dans la pogne. Bon, passons !Y avait aussi ma cousine Laurentine, la plus foutue garce du canton. Voilà-t-il pas qu c'te vilaine haridelle glisse et tombe dans la fosse, surl'cercueil à m'n'onc ! Et quand Collignier, l'notaire — un sacré biberonneur, soit dit en passant — nous annonce que l'héritage de Tontonva reviendre à son animal de compagnie et qu'nous deux, la Laurentine et moi, on s'ra que les jus-de-fruitiers, alors là, la cousine, è s'dresse comme un fantôme sur une lande écossaise…Mais c'est pas l'tout : l'animal dont auquel il est question, c'est pas un chien, ni même un gros matou. C'est un coq, Mongénéral qu'y s'suce nomme…Sacré Tonton ! Dommage qu'y soye canné. Parce que, s'il avait su tout ce qui s'en aye suivi, y serait resté baba…Comme moi…
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