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Books of sequence (Le Commissaire San-Antonio)
Ma langue au Chah (Le Commissaire San-Antonio[73])

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Pour tout vous dire, je rêvais depuis longtemps d'aller en Iran… Mais pas dans ces conditions !Au XXe siècle, être obligé de se battre au sabre, c'est surprenant, non ? Mais, croyez-moi, votre San-Antonio se révèle vite un as de cette discipline et les sbires qui se sont frottés à lui, s'ils n'étaient pas déjà des eunuques, ne sont pas près de mettre Casanova en péril.Quant à Bérurier au pays des mille et une nuits (des mille et un z'ennuis, plutôt), c'est pas racontable en page 4 de couverture.Sachez qu'il y a plusieurs façons de donner sa langue au chat… La donner au Chah n'est pas la plus facile, vous allez voir !
Ça mange pas de pain (Le Commissaire San-Antonio[74])

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Moi, vous me connaissez ?Jouer les privés, ce n'est pas mon fort.Même si le Vieux me flanque sa bénédiction…Même si le client allonge douze briques sur la table de notre salle à manger…En matière de police, comme en amour, je suis professionnel jusqu'au bout des extrémités.On ne se refait pas.Tout ça pour vous dire que ces douze millions d'A-F me laissent de glace, comme disent les Lapons.Et pourtant, douze briques, hein…, ça mange pas de pain !
N'en jetez plus (Le Commissaire San-Antonio[75])

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Monsieur le Président de la République,Monsieur le Premier Ministre,Monsieur le Président du Sénat,Monsieur le Président de l'Assemblée nationale,Messieurs les Membres du Gouvernement,Messieurs les Députés,Messieurs les Sénateurs,Messieurs les Membres du Conseil constitutionnel,Mesdames, Messieurs et Divers,permettez-moi, en ma qualité de citoyen français nanti d'une carte d'électeur en état de marche et d'ex-abonné d'honneur au Gaz de France, de vous poser respectueusement les questions ci-dessous :Avez-vous déjà vu mon Bérurier, que dis-je ! votre Bérurier, se muer tour à tour en rabbin, en pilote de ligne et en saint Jean-Baptiste ?Avez-vous déjà lu la correspondance qu'il adresse à notre Sainte Paire le pape ?M'avez-vous vu sauver de la fange, de la mort et du déshonneur l'un des Français les plus prestigieux de notre hexagonerie ?Non, n'est-ce pas ?C'est bien ce que je pensais.Alors, qu'attendez-vous pour lire ce livre ? Hmmm ?
Moi, vous me connaissez ? (Le Commissaire San-Antonio[76])

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Des nuits comme celle-là, je vous jure…Y a qu'à Paname qu'on en rencontre !Et encore, faut attendre minuit.Pourtant, ça démarrait plutôt pas mal. Moi, vous me connaissez ?Je me voyais déjà plonger dans les transports en commun en compagnie de la môme Rebecca…Je lui mijotais un programme de gala, avec une cargaison de frissons tous plus voluptueux les uns que les autres.Remarquez, des frissons y en a eu au cours de cette sacrée nuit !Et pas qu'un peu !Seulement, ça n'était pas ceux que j'escomptais.Lorsqu'il s'est mis à pleuvoir de la viande froide, j'ai drôlement regretté d'être sorti sans pébroque.Heureusement que Berthe Bérurier m'accompagnait.Parce qu'avec une Jeanne d'Arc de deux tonnes, vous me direz ce que je voudrai, mais on se sent moins seul !
Emballage cadeau (Le Commissaire San-Antonio[77])

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Généralement, l'éditeur demande à l'auteur de pondre un texte vachement alléchant pour placarder à cet endroit.Moi, à force, ça me fait tarter, ce batelage de foire. Que si ça continue, je te vous fous la photo en couleurs de mon scoubidou-verseur à la place du bla-bla demandé. Pas grandeur nature, évidemment, le format permettrait pas !Si vous avez pas confiance dans la munificence de ce livre, si vous êtes pas intim'ment con-vingt-cul que l'histoire ci-devante est pleine de coups de théâtre, de gonzesses habillées d'un timbre-poste, de descriptions à la mords-moi le neutron et de calembredouilles, alors finissez de me tripoter avec vos mains sales, reposez-moi sur le rayon où que vous m'avez pris et foncez dans le fond du magasin acheter la vie de sainte Tignasse de Loyola.Je veux plus mettre ma prose en vitrine, moi !J'ai ma dignité, moi ! Ou en tout cas je fais comme si !
Appelez-moi chérie (Le Commissaire San-Antonio[78])

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On peut tout exiger d'un bœuf…Sauf qu'il remplace un taureau.Fût-ce au pied levé !Par contre, on peut demander à un taureau de mon espèce de se comporter comme une vache !A preuve…Ah ! y a de quoi ruminer, je vous jure ! J'sais pas si vous avez envie, ou non, de lire ce livre.Moi, à votre place, j'hésiterais pas.P't'être parce que je sais ce qu'il y a dedans ?En tout cas, si vous souhaitez voir un San-Antonio partir à la recherche du plus gros diamant du monde avec une canne blanche, ratez pas cette recase, mes fils !Vous comprendrez alors pourquoi j'ai intitulé ce machin « Appelez-moi, chérie » !Chérie, parfaitement, avec un « e » muet !Heureusement que l'auteur, lui, ne l'est pas !
T'es beau, tu sais ! (Le Commissaire San-Antonio[79])

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« — Monsieur, j'lui dis comme ça, il va falloir que je vous tue toutes affaires cessantes, mes supérieurs m'en ont donné l'ordre !— Essayez toujours, me répond le tueur à gages en levant son verre à ma santé. Et il fait bien, vu qu'elle va être mise à rude épreuve, ma petite santé. Ah ! les souris, je vous jure… Plus je les pratique, plus je me rends compte que c'est du sable. Du sable émouvant, j'admets, mais terriblement mouvant ! Pour escalader les jolies dunes, vaut mieux ramper ! Dans cette position, on prend moins de risques, et puis quoi : c'est tellement plus agréable.Si je ne suis pas de retour à la fin de ce livre, ne vous caillez pas la laitance. Entrez et faites-vous des frites en m'attendant : la clé est sous le paillasson ! »
Ça ne s'invente pas (Le Commissaire San-Antonio[80])

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L'Inde mystérieuse, tu connais ?Tiens : j't'en joue un air à la flûte baveuse !Si le maharaja n'est pas content, dis-y qu'y s'fasse cuire du bouddha aux pommes !Et des émeraudes pareilles, t'en as déjà vu, des émeraudes pareilles ?Vise l'éléphant rose, comme il tend sa papatte à Béru…Comment ça, lequel qu'a la plus belle trompe ? Qu'est-ce tu sous-entends ?En tout cas, la princesse, elle, faut voir comme elle donne bien son mignon fouinozof à Sana !Il est sympa, le fakir, hein ? Il a su rester vieux malgré son jeûne.Ce qu'il maquille en palanquin, le Gros ? Ben, t'as qu'à lire, tu verras !
J'ai essayé : on peut ! (Le Commissaire San-Antonio[81])

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Dis, tu connais la nouvelle ?Je vais me marier !Non, non, c'est pas du bidon : je suis sur le point de convoler.Tu me vois, loqué en convoleur de charme ? Ça va faire couler de l'encre, entre autres, non ?San-A.-la-bague-au-doigt !Lui qui arborait plutôt un parabellum en guise de bijou.Enfin : mieux vaut tiare que jamais, comme l'affirme le pape auquel je rends un sacré service dans ce livre. Et dire que si Béru n'avait pas eu un pote cardinal, rien de tout cela ne serait arrivé…Surtout me raconte pas que tout ce bigntz est impossible.Car tu vois, pour en avoir le cœur net, j'ai essayé.Et tu sais pas ?On peut !
Un os dans la noce (Le Commissaire San-Antonio[82])

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Dans cette affaire, il y a beaucoup de morts et beaucoup d'anchois.Le buste de Marianne en prend un sérieux coup…Et celui de M. le maire, donc !Et puis il y a aussi des considérations comme celle-ci :Tandis que les modestes dames semi-bourgeoises, bien ordonnées et prévoyantes, outre leurs confitures, leurs conserves d'haricots verts en bocaux (donc haricots verre) et leurs draps empilés dans des garde-robes aux senteurs de lavande, détiennent aussi de la fringue noire pour « en cas de malheur ». La mort peut carillonner à leur lourde : elles sont parées pour l'accueillir la tête haute, ces magistrales ménagères. La mort ne leur fait pas peur, ne les affole pas. Elles en font leur affaire. L'accommodent à la sauce aux larmes, avec un bouquet garni et une couronne de perlouzes « A mon mari si marri et tellement tant bien-aimé » qu'il te vous laisse des regrets éternels et un goût de n'y revenez plus.
Les prédictions de Nostrabérus (Le Commissaire San-Antonio[83])

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Tu sais qu'il se passe des drôles de choses en Suède ?Viens-y avec moi, tu verras !Tu verras ce que t'as encore jamais vu.Tu verras : des merderies modèles, des partouzes géantes, des mariages d'hommes, que sais-je ?…Tu crois que c'est à cause du froid que les frangines de là-bas ont le réchaud incandescent, toi ?Et ce serait les brunes nordiques qui refileraient à Béru ce don de double vue ?Je le savais déjà voyeur, le Gros.Pas mal voyou, aussi, dans son genre.Mais voyant, alors ça, je te jure !Viens te rendre compte comme les petites Suédoises s'enflamment facilement.Suffit de savoir les frotter !Viens, je te dis !
Mets ton doigt où j'ai mon doigt (Le Commissaire San-Antonio[84])

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Quand une polka te demande de mettre ton doigt où elle a son doigt, vas-y, mon Nestor, car il vaut toujours mieux reconnaître le parcours avant la course.Mais quand c'est un ancien pote de la communale qui te balance cette vanne, alors prends tes cliques sous un bras, tes claques sous l'autre, et taille-toi sans en écouter davantage.Tu vois, le tartant, dans notre job, c'est de le prendre au sérieux.De vouloir faire comme si on avait de l'honneur. A force de jouer à ce jeu de c… tu finis par en contracter, de l'honneur.Et alors là… Alors, là, fiston, t'es promis à toutes les rémoulades !Les cimetières sont bourrés de mecs qui en avaient trop.Et cependant, le Vieux m'avait bel et bien ordonné de tout laisser tomber.L'ennui, c'est que je me suis dit : « Laisser tomber quoi ? »Tu comprends ?Non !Ben alors, lis !
Si, signore ! (Le Commissaire San-Antonio[85])

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Quand le Vieux se mêle d'organiser un coup fourré, tu peux commencer à lui tresser des lauriers.Histoire de le sacrer roi des naves…Car on ne peut pas faire mieux dans le genre sac d'embrouilles.Pourtant, moi, la Sicile, j'étais partant.Tu te serais douté qu'on allait s'y chicomer avec les agents simples, doubles et triples du monde entier ?Tu te serais douté qu'on y transformerait Béru en porc de comice agricole ?Et que j'y prendrais des panards à grand spectacle avec ces dames de la famille MACHINCHOUETTI ?Eh bien, c'est pourtant ce qui nous attendait là-bas !Plus quelques avatars pas piqués des hannetons que je te laisse le soin de découvrir tout seul, comme un grand.
Maman, les petits bateaux… (Le Commissaire San-Antonio[86])

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On t'a déjà mené en bateau, non ?Donc tu as le pied marin, si tu n'as pas l'air malin.Alors, mets ton béret à pompon et embarque, matelot !Grimpe avec Béru et moi sur le Thermos pour une croisière very délectable.Tu trouveras à bord des sirènes très sublimes, avec une proue qui n'a pas besoin de soutiens-loloches et une poupe que tu peux déguster à la cuiller.Y a du champagne, du punch, de la vodka et du caviar…Et des bombes en guise de dessert.Très glacées, tu verras.Avec elles, t'es sûr de faire un boum…C'est les requins qui vont être contents !Et si tu as envie de la quille, ben, sers-toi.Avant qu'elle coule.
La vie privée de Walter Klozett (Le Commissaire San-Antonio[87])

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J'ai longtemps hésité avant de publier ce document unique, fuligineux et élégiaque qu'est la vie privée de Walter Klozett.D'abord parce que la caractéristique essentielle d'une vie privée, c'est d'être privée, justement.Ensuite, parce que cette vie privée-là ne m'appartenant pas, quoi qu'on ait tenté de faire à ce sujet, j'avais des scrupules furonculeux à la rendre publique.Mais une existence pareille fait partie du patrimoine humain. La cacher équivaudrait à mutiler une société qui a grand besoin de toutes ses ressources pour ne pas trop ressembler à un mur de chiottes.Et puis, quoi : il faut bien vivre !Qu'est-ce que tu dis ?Ah, bon ! Je croyais…
Dis bonjour à la dame (Le Commissaire San-Antonio[88])

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Bon, que je te dise…Tu vas trouver relatée ici la première affaire de la « Paris Détective Agency » que je dirige avec le brio dont tu me sais capable.Et cette première affaire, c'est pas la première venue, espère ! A cause de toutes les amazones qui la composent, moi, franchement, j'ai cru devenir chèvre. Ou plutôt bouc, ce qui est davantage dans mes emplois.Avec les frangines, tu sais jamais où tu en es. D'autant que cette fois-ci, je suis tombé sur un lot de luronnes qui ont des choses au chose (ne serait-ce que les miennes !). Tu vas voir ces Jeanne d'Arc, mon neveu, vérolières et ignifugées ! Pour reconnaître le bon grain de l' ivresse, dans un pareil cheptel, faut le télescope géant du mont Palomar.Et surtout pas craindre l'insomnie.Heureusement que Béru et Pinuche sont là pour me tenir la chandelle par les deux bouts !
Certaines l’aiment chauve (Le Commissaire San-Antonio[89])

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Ben, mon vieux, dans le machin ici présent que voici, il y est pas été a'v'c le dos de la cuiller, le Sana ! Youyouille, tu parles d'un circus, mon n'veu ! Ça carbonise à tout va. Des événements pas banaux, espère ! Quant à ce dont qui conceme les gonzesses, je peux t'résumer en trois mots : dé-gueu-lasse ! Enfin, brèfle, on s'est bien marrés. Je t'en serre cinq.A-B. Bérurier
Concerto pour porte-jarretelles (Le Commissaire San-Antonio[90])

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C'est beau, un porte-jarretelles.C'est musical.Y en a qui préfèrent la guitare électrique, libre à eux, tout le monde peut pas avoir ma santé.Moi,le collant, j'admets pour les danseurs à la rigueur. Mais reconnais qu'une frangine, son triangle de panne est beaucoup mieux en situation sous les branches d'un porte-jarretelles en fleur, non ?La couleur de çui d'ici j'te la dirai pas, t'as qu'à m'acheter ; pour le prix que ça coûte, à l'heure d'aujourd'hui, ça vaut même pas la peine de m'emprunter.D'autant que dans ce gros book il est pas question que de porte-jarretelles.Y a aussi le reste.Et crois-moi, ce sont de beaux restes, tu verras !
Sucette boulevard (Le Commissaire San-Antonio[91])

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Une supposition que Béru soit promu commissaire et que San-Antonio redevienne simple inspecteur.Une supposition que le Gros se serve de Marie-Marie, et la déguise en bonzesse pour étudier les agissements d'une secte bizarre.Une supposition que Pinaud ne soit pas enrhumé, pour une fois, et qu'il identifie l'odeur de la naphtaline.Une supposition qu'un boulevard fort cossu soit consacré à la sucette.Et bouge pas, c'est pas fini : une supposition que t'achètes ce livre. Hein ?Alors, là, c'est pas compliqué, tu fais comme mes z'héros : tu suces !
Remets ton slip, gondolier ! (Le Commissaire San-Antonio[92])

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Les fiers-à-bras de l'esprit vont-ils se gondoler dans cette Venise bourrée de Hollandais ?Les amoureux de promenades nocturnes sur le Grand Canal aimeront-ils naviguer au son des mandolines et des mitraillettes ?Les touristes avides de folklore ne seront-ils pas intimidés par un gondolier sans slip qui ressemble tellement à Béru que ce pourrait bien être lui ?Mais assez de questions oiseuses : embarque !De toute façon, tu te sentiras fatalement en pays de connaissance : c'est plein de pigeons place Saint-Marc.
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