Morpions circus (Le Commissaire San-Antonio[113])
Moi, tu me connais ?Une âme de fer dans un corps sain ; une main de velours dans un corsage.Tout dans la tête pour garder les mains libres.Principal défaut ? Raffole des gonzesses sans distinction d'âge ni de confession.Principale qualité ? Les fait reluire.Signe distinctif ? A horreur des cons.Mais tu peux rester.Et prendre connaissance de ce plaisant ouvrage.Tu y trouveras : la moutarde de la polissonnerie, l'œuf de l'action et l'huile de la volupté.Si tu remues bien le tout, tu obtiendras une succulente mayonnaise.Elle donnera un peu de goût à ta vie insipide.Allez, viens !
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Remouille-moi la compresse (Le Commissaire San-Antonio[114])
Il avait une jambe dans le vide, l'autre sur une peau de banane et la gueule en compote.Il me demande de prendre ce qu'il y avait dans la poche de son blouson et de le porter à sa mère.Il venait de descendre deux flics.Qu'aurais-tu fait à ma place ?Moi, tu me connais ?J'ai pris la petite boîte.Et alors, il s'en est suivi un de ces pataquès, mon pauvre vieux !Non, franchement, je ne veux pas avoir l'air de rouscailler, mais des coups fourrés pareils, crois-moi, on peut s'en passer.De quoi devenir chèvre, mon pote !Mais n'en profite pas pour jouer au bouc !On a beau être commotionné, c'est pas le genre de la boutique !
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Si maman me voyait ! (Le Commissaire San-Antonio[115])
Je te jure que si maman me voyait, elle serait dans ses petits souliers, la chérie.Et si elle voyait sa maison, elle voudrait déménager d'urgence. Pourtant elle l'aime, sa maison, maman.Heureusement, maman n'est pas là.Au fait, où est-elle ?Hein ? Qu'est-ce que vous avez fait de maman ?
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Des gonzesses comme s'il en pleuvait (Le Commissaire San-Antonio[116])
Moi, tu me connais ?Je suis pas le genre de mec qui paie pour calcer une gonzesse.Mais j'appartiens pas non plus à l'espèce qui se fait douiller.Les écailles, je laisse Ça aux vrais harengs.Alors, te dire ce qui m'a pris de marcher dans cette combine de cornecul, franchement je pourrais pas.Y a des moments, dans la vie, où on perd les pédales.Note que j'en ai trouvé une chouette, chemin faisant, pour compenser.Si j'avais pu prévoir l'hécatombe qui découlerait de mes prouesses matelassières, je serais resté chez maman.Tu me crois pas ?Attends que je fasse le compte des allongés…Oh ! puis non : j'aurais pas assez de doigts.
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Les deux oreilles et la queue (Le Commissaire San-Antonio[117])
Les deux oreilles et la queue, tu le sais, représentent la suprême récompense qu'un jury de corrida accorde à un toréador qui a magistralement scrafé son bestiau.Dans notre affaire, j'ai obtenu les deux oreilles et la queue. Et tu sais qui me les a accordées ? Monsieur le président de la République royale française !Juré craché !Si tu ne me crois pas, t'as qu'à lire… Les deux oreilles et la queue, moi, tu te rends compte ?Plus quelques jolis culs qui passaient par là, naturellement.
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Pleins feux sur le tutu (Le Commissaire San-Antonio[118])
Rappelle-toi que dans cette affaire j'ai drôlement mouillé mon maillot.Tu parles d'une escalade !Je pédalais que d'une !Tout en danseuse, mon pote !Et avec pleins feux sur le tutu !
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Laissez pousser les asperges (Le Commissaire San-Antonio[119])
J'interviens après le troisième meurtre, mais la série continue.Je lâche tout pour m'occuper de la petite histoire au président, seulement, on me bute ces deux souris en pleine partouze.Quand je pose la question de confiance à l'ignoble Miss Gleendon, un mec lui flanque le coup de griffe du siècle.Voilà le topo.Si tu as tout compris, inutile d'acheter ce book.Mais si des zones obscures subsistent, paye-le-toi-le.Tu vas pas mourir con toute ta vie.
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Poison d’avril ou la vie sexuelle de Lili Pute (Le Commissaire San-Antonio[120])
Elle était chinoise et s'appelait Li Pût, ce qui dans l'argot pékinois signifie Poison d'Avril. Ses parents l'avaient ainsi baptisée parce qu'elle était née au mois de janvier et que donc, Dû Cû, le papa de Li Pût, avait fécondé sa mère en avril et par inadvertance, un soir qu'il s'était pété à l'alcool de riz à 90°. Le père de Li Pût, Dû Cû, était docker à Pékin. Comment ? Qu'est-ce que tu dis ? Ah ! Y a pas la mer à Pékin ? Bon, alors il était tresseur de nattes ; ça te va ?Quand Li Pût naquit, c'était l'année de la Morue. Tout le monde te dira, depuis Saint-André-le-Gaz (38) jusqu'à Nankin, que naître sous le signe de la Morue, hein ? Tu m'as compris ! Et c'est ce qui se passa, dix-sept ans plus tard, montre en main !
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Bacchanale chez la mère Tatzi (Le Commissaire San-Antonio[121])
Tu connais l'histoire de la chèvre de M. Seguin ? C'est celle de la mère Tatzi. Sauf qu'il manque M. Seguin. Par contre, des loups, t'en trouves à gogo. Et avec des dents vachement carnassières. Il en faut pour bouffer cette vieille bique.
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Dégustez, gourmandes ! (Le Commissaire San-Antonio[122])
A l'occasion du centenaire de ma mort, je suis heureux de vous présenter un San-Antonio nouvelle manière.Le fameux commissaire guigne la succession d'un Superman intemational et, l'espace d'un livre, devient son disciple.Alors, il met la baise et la rigolade en veilleuse pour tenter de réussir son examen de passage. S'il y parvient, Sana sera promu super-dauphin. S'il échoue, il sera sacré bézuquet à vie.Dans un cas comme dans l'autre, il continuera d'escalader ces dames et de dilater la rate de leurs maris. A la vôtre !Victor Hugo
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Plein les moustaches (Le Commissaire San-Antonio[123])
La chasse aux criminels de guerre nazis n'est plus ce qu'elle a été car le gibier est en voie d'extinction, décimé qu'il est par cette épidémie qui s'appelle le temps.Mais enfin, il en reste encore quelques-uns à travers le monde, ce livre t'en administre la preuve.Quelle équipée !Quel écœurement aussi !Là, tu peux croire que j'en ai pris plein les moustaches.Pourtant, le président s'est montré très coopératif.Hélas, ça ne fait pas tout.Cézigue, il bénit l'émeute, mais il ne court pas après le renard.
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Après vous, s'il en reste, monsieur le Président (Le Commissaire San-Antonio[124])
“ Gentil lecteur bien-aimé, en lisant ce puissant ouvrage de politique-fiction (ou de polique-affliction), n'oublie pas que si je puise certains de mes héros dans la vie courante, je les entraîne par contre dans des délirades qui n'appartiennent qu'à moi.En somme, je les prends en charge et leur offre une croisière dans mon imaginaire.Tous frais payés.Ils en ont de la chance ! ”San-Antonio
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Chauds, les lapins! (Le Commissaire San-Antonio[125])
Les Editions Fleuve Noir ont longuement hésité avant de publier cet ouvrage. Car les événements qu'il retrace sont rigoureusement authentiques et mettent en cause l'épouse d'un ministre.L'aventure survenue à cette courageuse femme est hors du commun, c'est pourquoi, seule une acceptation de sa part pouvait nous décider à éditer ce livre. Ce consentement héroïque, elle nous l'a donné sans réserve.Nous prions donc Mme Alexandre-Benoît Bérurier de trouver ici l'expression de notre admiration et de notre reconnaissance.
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Alice au pays des merguez (Le Commissaire San-Antonio[126])
Dans cet ouvrage, tu prendras connaissance de l'événement le plus important qui ce soit produit depuis que l'homme a marché sur la lune.Un événement que l'on jugeait tellement impensable qu'on y pensait plus.La nouvelle a créé un remue-ménage extrême dans le vie française. Au point que M. le président de la République a honoré ce livre d'une préface. Si mon éditeur a refusé de la publier, c'est parce qu'il était convaincu que, d'ici quelques années, San-Antonio sera bien plus connu que le président ; et qu'il sera donc anormal qu'un auteur célèbre fût cautionné par un président oublié.Il n'en reste pas moins que c'était un très bel élan du cœur dont je remercie vivement le Pommier des Français.Ce qui l'avait motivé ? Je vais te dire, prépare-toi au choc : Béru et Berthe viennent d'avoir un enfant. Un vrai, bien à eux, déjà gras et dégueulasse, car bon sang ne peut mentir.C'est pas l'événement pur fruit, ça ?Ouvre vite la fenêtre, je sens que tu vas t'évanouir.
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Fais pas dans le porno… (Le Commissaire San-Antonio[127])
Voici un San-Antonio d'horreur.Mon premier.Pourquoi ai-je tant attendu avant d'aborder ce genre délicat?Mystère.Car enfin, l'horreur, je sais ce que c'est.Chaque fois que, rentrant de voyage, je trouve un mètre de courrier sur mon bureau, ou que ma petite bonne portugaise laisse brûler le gratin de cardons, ou encore que je me trouve dans un banquet aux côtés d'un vieux gland surdécoré, l'horreur me livre toutes ses sensations fortes.Eh bien, malgré ma connaissance approfondie de la question, j'hésitais à plonger. Mais maintenant, c'est fait.Et tu vas voir comme!Pour mettre le paquet, j'ai mis le paquet!Si tu trouves que c'est trop, va m'attendre dans le prochain.Tu le trouveras à ta mesure car ce sera une histoire de cons.
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La fête des paires (Le Commissaire San-Antonio[128])
Quand j'ai sonné à la porte d'à côté, je ne savais pas que ce serait M. Blanc qui viendrait m'ouvrir. De même, j'ignorais qu'il était sénégalais et qu'il possédait toutes les qualités requises pour devenir mon ami d'enfance.Et puis voilà…Il m'a ouvert et on s'est mis à vivre des trucs comme tu peux pas savoir si tu ne lis pas ce vachement beau livre.Ça été la fiesta de la castagne, espère !Et celle des paires, donc !Inutile de me bricoler la prostate, ma poule : je ne dirai pas de quelles paires il s'agit.Mais tu vois : faut rencontrer les gens pour comprendre qu'ils vous manquaient.
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Le casse de l’oncle Tom (Le Commissaire San-Antonio[129])
Attention !Ceci est un événement !Le San-Antonio le plus copieux depuis « La Comédie humaine » de Balzac !Le vacarme que tu entends, en provenance de la rue, c'est la Metrogolvinge et la Paramoule qui se flanquent sur la gueule pour m'acquérir les droits cinégraphiques.Quand t'auras lu l'œuvre, tu ne dormiras plus avant la prochaine conférence de presse de Canuet.Tes cellules auront beau sucrer les fraises, jamais tu n'oublieras cette chose magistrale, voire foutrale. En achetant ce book, crois-moi, c'est pas une dépense que tu engages, mais un placement que tu fais.Si tu laisses ça en héritage à tes chiares, tu pourras clamser la tête haute : y aura eu une trace de ton passage en ce monde.
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Bons baisers où tu sais (Le Commissaire San-Antonio[130])
Combien d'temps croyez-vous-t-il que ça durera-t-il, c't'absence de mon Béru, commissaire ? Ce silence ? J'vais prendre un avocat et m'reconstituer partie civique. Réclamer des hommages et intérêts ! Un homme comme mon homme, ça vaut son poids d'pognon, croiliez-moi ! Faut qu'l'Etat va m'le payer, commissaire. Sans compter qu'un chibre comme l'sien, au grand jamais j'retrouv'rai l'même. C'tait classé monument hystérique, un nœud de c't'acabit ! Les taureaux faisaient la gueule quand y voiliaient limer c'pauv'Alexandre-Benoît dans la nature.Ça va faire deux mois que j'étiole du frifri, commissaire. C'est plus une vie !(Doléances de Berthe Bérurier)
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Le trouillometre à zéro (Le Commissaire San-Antonio[131])
Ils voulaient pas que je sorte ce livre.Ils m'ont dit : « Non ! T'as pas le droit, des choses pareilles, de les mettre sur le marché ! »« Elles sont épouvantablement affreuses », ils m'ont dit !« Elles vont leur chanstiquer la pensarde, comme à toi dans le bouquin ! »« Des lecteurs aussi fidèles, Ça se ménage, ils ont ajouté. Ils ont droit que tu fasses gaffe à leur mental. »« Rends-les pas fous, Sana ! Ce serait trop injustement injuste ! En tout, y a des limites à pas enfreindre ! »Ils m'ont dit bien d'autres trucs encore.M'ont balancé des menaces odieuses, même, je certifie.Z'ont même demandé au président de la République d'interviendre. Et il l'a fait !J'ai la lettre, te la montrerai !Mais moi, plus on veut me dissuader, plus j'obstine. C'est dans mon caractère !Alors, voilà ce bouquin, intact ! J'y ai pas déplacé une virgule, pas une faute de français !Un petit conseil ultime : si tu portes un râtelier, ôte-le avant de le lire, car il est désagréable de bouquiner en produisant un bruit de castagnettes !
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Circulez ! Y a rien à voir (Le Commissaire San-Antonio[132])
Roman délimité de qualité supérieure par la chambre de commerce de Pointe-à-Pitre.Aurait dû s'intituler « La tour Eiffel dans le train », ce qui était bien plus marrant, moi je prétends ; mais « ils » ont trouvé que ça faisait vulgaire. Alors, bon, qu'est-ce tu veux que je te dise, hein ? Mais franchement, la démocratie, c'est juste l'idée qu'on s'en fait !Toujours est-il que la tour Eiffel est bel et bien dans le train et que tout ce qui s'ensuit, ben mon vieux, tu m'en diras des nouvelles !Tu connaissais pas « Les Mystères de Nouille York » ? Les voici !
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