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Books of sequence (Le Commissaire San-Antonio)
Faites chauffer la colle (Le Commissaire San-Antonio[154])

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Si vous aimez les frissons, alors là vous serez servis, et pas qu'un peu. Tout d'abord il y a ceux, ineffables à combien, qui vous transportent au septième ciel, dont je ne suis pas avare, mes chéries, qui me connaissez bien comme moi je vous sais.Et puis les autres, ceux qui vous flanquent la Sibérie dans l'entresol, transformant vos espérances (c'est bien le mot pour la majorité, non ?) en flétrissures ectoplasmiques.Je sens déjà que vous salivez d'avidité libidineuse et castagnettez de délicieuse frayeur anticipée avant même de mouiller votre doigt pour… toumer la première page de ce récit hautement édifiant.
La matrone des sleepinges (Le Commissaire San-Antonio[155])

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T'as déjà pris l'Orient-Express, toi ?Jamais ?Alors t'as tout raté !Tu sais qu'il s'en passe des choses dans ce train de rêve ?Et pas seulement celles que tu crois.Des choses que t'en reviendras pas.Je connais des tas de mecs qui n'en sont pas revenus.Qui n'en reviendront jamais ! Cela dit, la baronne Van Trickhül ne le prend pas à chacun de ses trajets.En voilà une, je te la recommande !La Matrone des Sleepinges, je l'appelle.Au retour, j'ai essayé de compter les macchabées jalonnant sa route ; comme j'avais pas de calculette, j'y ai renoncé.Mais lorsque t'auras terminé la lecture de cette épopée ferroviaire, tu pourras t'y coller, si ça t'amuse.Si on te filait dix balles par tête de pipe, t'aurais de quoi prendre l'Orient-Express à ton tour.Auquel cas tu devrais faire poinçonner ton bifton plutôt que ta tronche !
Foiridon à Morbac City (Le Commissaire San-Antonio[156])

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Le gonzier qui passe sa vie dans ses charentaises, à concocter d'illusoires tiercés et quintés plus, ne peut pas s'imaginer tous les amphigouris de ce monde.Je te prends « la fête du banc », dans l'Utah, tu savais qu'elle existait, toi ?Moi non plus.Ben, elle existe, mon vieux, et j'ai failli m'y faire lyncher.Béru, M. Félix, le Marquis ont eu des avaries de paf si terrifiantes que leur trompes de l'émisphère sud, mondialement réputées, filaient la gerbe aux coyotes.Si t'as pas peur d'affronter le bizarre, lis ce book d'extrème urgence. Tu y rencontreras d'inoubliables personnages : Roy, dit « Petit Gibus », qui, à six ans, pilote une dépanneuse ; Ivy, la femme du pasteur qui raffole de la levrette ; Le cow-boy suisse qui tire plus vite que son ombre. Sans parler du shérif, un drôle de pourri qui m'a viandé de première !Non, franchement, t'as pas le droit de passer à côté de cette histoire.Si tu négligeais la lecture de Foiridon à Morbac City, tout le monde se foutrait de la gueule.T'as pas besoin de ça !
Allez donc faire ça plus loin (Le Commissaire San-Antonio[157])

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Alors çui-là, mon pote, pour te le résumer !… J'ai demandé de l'aide, mais Montaigne lui- même n'a pu y arriver.Attends, je vais tout de même essayer…C'est l'histoire d'un trio de terroristes, planqués chez l'ancien colonel Casimir Lemercier, et qui braque un fusil à lunette d'un genre très spécial sur le restau où je suis en train de bouffer avec ma maman.Et puis…Non, je m'y prends mal.C'est l'histoire d'une petite journaliste qui veut écrire plus haut que son joli cul et qui…Ça ne va pas non plus !Voilà, c'est comme ça : Condor-miro, un vieil Indien qui crèche au cœur de l'Amazonie, entend, par une belle nuit équatoriale…Non, non ! Ça non plus, je le sens pas.Quoi donc ?Eh bien, achète ce book, tu verras illico !
Aux frais de la princesse (Le Commissaire San-Antonio[158])

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Tu te rappelles le Vieux ? L'homme au crâne poli et à la langue agile ? Chilou, mon prédécesseur Achille, notre bon vieux Dirlo, le Dabe, dont l'exquise politesse n'avait d'égale que la mauvaise foi.Eh bien ! figure-toi qu'il a disparu !Volatilisé, le bouffeur de chagattes !En même temps qu'une petite comédienne dont les « coups de chaleur » sont réputés à Paris et dans la France métropolitaine. En apprenant ça, tu te dis qu'ils sont allés enfiler le parfait amour dans un coin peinard ?Zob, mon pote ! A côté de la plaque ! Quand tu sauras ce qui s'est passé, t'auras les roustons qui te gicleront des orbites !Dans ce book, on y va à fond la caisse !Emporte ton détachant pour les éclaboussures !
Sauce tomate sur canapé (Le Commissaire San-Antonio[159])

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Ça commence comme ça : t'as un gars qui fait du patin à roulettes dans Paris.Il arrive devant une terrasse de brasserie, s'arrête et flingue un consommateur.N'après quoi, il file comme un dard.Le consommateur avait un sac bourré d'osier à ses pieds. Mais personne ne s'en préoccupe.Tu trouves pas ça blizzard, toi ?Si, hein ?Ben alors, qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Lis ce book ! A moins que tu sois maso et rêves de mourir idiot !
Mesdames, vous aimez « ça » ! (Le Commissaire San-Antonio[160])

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La vérité ?Rarement je suis passé aussi près de la grande faucheuse que dans ce book.Un tout petit peu plus, c'était : « bon suaire, m'sieurs-dames » sur l'air des lampions.Et tout ça, tu veux que je te dise ?A cause d'une gentille opticienne qui n'avait pas mis de culotte pour faire sa vitrine.Nous autres tringleurs, on est peu de chose, tu sais !Pendant que j'y pense : n'en parle pas à maman, elle se ferait du mouron. Tu connais Félicie !…
Maman, la dame fait rien qu'à me faire des choses ! (Le Commissaire San-Antonio[161])

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C'est beau, un bordel.C'est confortable.On y passe généralement de bons moments.Sauf quand il y vient des gens bizarres.Alors il arrive que les choses se gâtent et qu'on se mette à y mourir à qui mieux mieux.Un conseil : ne jamais ouvrir la fenêtre donnant sur la rue, sinon t'es obligé d'appeler les pompiers. Et les pompiers dans un bordel, quoi que tu en penses, ça la fout mal !
Les huîtres me font bâiller (Le Commissaire San-Antonio[162])

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Des années que j'avais pas revu ce crevard d'Ambroise. Un flic qui avait mis un pied dans le Milieu et l'autre dans la gadoue.A l'époque, Béru, son beauf par mésalliance, lui avait flanqué la rouste du siècle.Et puis, voilà que ce tordu réapparaît, toujours en pleine béchamel, avec un cadavre sur le toit de sa bicoque.On essaie de lui sauver la mise, Berthe et moi, mais quand t'as pas le fion bordé de nouilles, t'as intérêt à te retirer dans une lamasserie du Tibet.Moi je dis : y a des mecs, leur papa aurait mieux fait d'éternuer dans son mouchoir !
Turlute gratos les jours fériés (Le Commissaire San-Antonio[163])

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Que tu sois religieux ou non, l'idée te viendrais jamais d'aller zinguer quelqu'un dans un confessionnal, je parie ?Eh bien tout le monde n'est pas comme toi, mon joli ! A preuve, cette dame défuntée de mort violente dans la guitoune aux péchés.Mais le plus farce, si j'ose dire, c'est qu'elle-même s'apprêtait à flinguer son confesseur ! Tu parles d'une chasse à courre, mon neuveu !Cela dit, ce que je te raconte n'est que le début du book.Son gracieux point de départ.Je te cause pas de l'arrivée !Alors là, espère : ceux qu'auront pas numéroté leurs abattis auront intérêt à retourner chez leur mère pour lui demander qu'elle les refasse !Après tout, pourquoi elles auraient pas droit à un brouillon, les mamans ? Je constate de plus en plus qu'en neuf mois t'as pas le temps de faire quelque chose de bien !
Les eunuques ne sont jamais chauves (Le Commissaire San-Antonio[164])

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Le plus terrifiant bras de fer de ma carrière me met aux prises avec un tyran fou.Il pleut des morts !Partout le danger !D'accord, je baise énormément pour pouvoir conserver le moral, n'empêche que je traverse une zone à hauts risques davantage semée d'embûches que la place de la Concorde.Là où je vais, si tu veux revoir Paris, faut ouvrir l'œil et serrer les miches.Seulement moi, tu me connais ?C'est les poings que je serre et la porte de devant de mon bénard que j'ouvre.En grand !C'est bon pour la ventilation de mes aumônières.
Le pétomane ne répond plus (Le Commissaire San-Antonio[165])

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Tu y crois, à la sorcellerie, toi ? Par exemple je t'affirmerais qu'une horde de loups hurlent dans la banlieue parisienne les nuits de pleine lune, tu penserais que je suis givré, non ? Que j'ai la dure-mère trop fibreuse ? Et pourtant je sais un gonzier qui s'est fait claper tout cru dans son plumard, une noye de pleine moon. P't'être que la lune était aussi bourrée que lui, pour la circonstance ? En tout cas, t'aurais même pas pu faire des hamburgers avec ce qui restait de lui !Moi dans cette histoire de cornediable, j'ai bien failli y laisser mes os, ainsi que la bidoche qui est autour. Tu sais notre vie est fragile, quand on y pense.
T’assieds pas sur le compte-gouttes (Le Commissaire San-Antonio[166])

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Faut toujours se gaffer des pays où il ne se passe rien.Parce que en général, il s'y passe des trucs-machins pires qu'ailleurs.Ainsi de l'Uruguay.Moi je croyais que Montevideo, sa capitale, n'était intéressante que pour les cinq pieds qu'elle apporte à une chanson.Fume !Si nous n'avions pas été à la hauteur, Béru et moi, on y aurait laissé nos belles plumes de coq !Heureusement qu'on a pu s'y faire rigoler la zize à s'en gonfler les amygdales sud !Quand on a tout paumé, il nous reste au moins le chibre.Nos petites potesses n'en demandent pas davantage, t'es d'accord ?
De l’antigel dans le calbute (Le Commissaire San-Antonio[167])

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Tu le savais, toi, que la Namibie existait ?Il a fallu que j'y aille pour m'en asssurer. Et j'ai eu raison parce que, là-bas, il s'en passe des choses. Ça se chicorne à mort dans ce book.Avec la peau de tous les gaziers qui y défuntent tu pourrais refaire le tapis de Palais des Sports.Ça me la sectionne au ras des frangines, que tant de gens sacrifient leur garce de vie, une et indivisible, sur l'autel de l'arnaque. Note que les flics dans mon genre sont encore plus cons puisqu'ils font cadeau de la leur !Car notre devise, à nous autres, c'est : « Pas le beurre, pas l'argent du beurre : tout à la graisse d'oie ! »
La queue en trompette (Le Commissaire San-Antonio[168])

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D'après certains renseignements que j'ai obtenus, il y a deux basset-hound dans la vie de San-Antonio.Le premier était une chienne nommée Jezabelle, mais qui s'appellait Belle tout court. Elle est morte pour avoir mangé une taupe empoisonnée.Le deuxième, c'est moi : Salami.Malgré mes origines britanniques, je sors d'un élevage italien dirigé par un ancien chef de la Police romaine.Je dispose de plusieurs particularités dont la principale est de comprendre couramment le langage humain, voire même de le parler pour peu qu'on établisse un code.Autre singularité de mon personnage : je préfère les femmes aux chiennes, bien que je n'aie pas eu l'occasion d'en consommer à ce jour.Encore un fait saillant : je ne réponds pas quand on me siffle. Mon hérédité anglaise, sans doute. Au restaurant, j'abomine « la gamelle à Médor » sous la table. Généralement, je prends mon repas assis sur une chaise, en face ds San-A.J'ai encore beaucoup, beaucoup d'autres choses pas tristes à révéler ; mais je ne vais pas résumer au dos d'une couverture ce que mon connard de maître à raconté en trois cents pages !Il aurait l'air de quoi ?
Grimpe-la en danseuse (Le Commissaire San-Antonio[169])

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Elle était un peu géante sur les bords. Mais comme elle se tenait assise, ça ne se remarquait pas. A la verticale, jamais je ne lui aurais fait du rentre-dedans et l'effarante aventure qui s'en est suivie, serait restée inconnue. Enfin le destin fait ce qui lui plaît ! C'est pour cela qu'il est marrant.Quand j'ai constaté le gigantisme d'Astrid, je m'étais avancé trop loin : la menteuse dans la clape, l'index et le médius dans la case trésor ! Me restait plus qu'à continuer. D'autant qu'à l'horizontale, un nivellement s'opère, t'as remarqué ?En tout cas, on l'a senti passer, Béru, M. Blanc, ma Pomme et surtout Salami, mon clébard magique ! En voilà un qui en vaut deux, je te jure ! Et il en a deux qui en valent cent !
Ne soldez pas grand-mère, elle brosse encore (Le Commissaire San-Antonio[170])

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La nouvelle est tombée, sèche comme un coup de bite d'octogénaire : il n'existe, dans notre bon vieux système solaire, aucune planète habitée en dehors de la notre !Je le pressentais, mais ça fait tout de même un choc. Nous sommes juste quelques milliards de glandus à nous branler les cloches sur une boule minuscule perdue dans l'immensité sidérale. Ça te remonte pas les testicules à la place des amygdales, toi ?Les gens existent et sont cruels ! Comment se peut-ce ?Je te prends les personnages de ce livre…Des démons vivants ! Des sadiques ! Des sangunaires !A sulfater tout crus !A empiler dans une fosse emplie de chaux vive !Les frangines pire que les matous !Te sucent le pénis, mais te bouffent les roustons à pleines chailles ! Se laissent baiser pour mieux te véroler l'existence !Comparé à elles, le démon est un enfant de chœur qui gagne à être connu.J'exagère ?Viens faire un tour dans ce book, tu comprendras !Allez, ciao ! C'est l'heure de la prière.
Du sable dans la vaseline (Le Commissaire San-Antonio[171])

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Franchement, je me demande ce que nous sommes allés foutre à Las Vegas, les Pinaud, les Bérurier et moi. En France, nous étions peinards : tout baignait. J'avais ma Féloche, mes potes et plein de culs proprets à ma disposition. Des petites mignonnes douées me taillaient des calumets irréprochables qui ne pénalisaient pas mon futal, et quand je leur déballais ma tierce à pique dans un plumard, personne ne venait les scrafer sur mon bide pendant qu'elles faisaient du trot anglais.Tandis qu'à Vegas !…Cette hécatombe, my nephew !Tout le monde cartonne tout le monde !Les flics en tête !Tu peux oublier ta petite laine à la rigueur, mais surtout pas ta médaille de saint Christophe.
Ceci est bien une pipe (Le Commissaire San-Antonio[172])

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A l'époque du bienheureux Al Capone, l'Amérique connut « la guerre des gangs ».Le conflit a fait moins de victimes que celui de 14–18, toutefois, il a été sévère. En ce temps-là, quand tu dérapais sur un trottoir, c'était dans une flaque de sang plutôt que sur une peau de banane !Y avait des flingueurs partout : dans les restaurants, les cinoches, les églises, les pissotières et les rues, surtout !On croyait ces fantaisies révolues. Fume, mon grand, fume ! Voilà que, sous une autre forme, tout recommence. En gigantesque ! En omniprésent ! En plus qu'impitoyable !Le « Consortium », ça s'appelle, cette vérolerie.Et moi, le Sana-joli, avec mon courage démentiel et ma belle bitoune toujours prête, je m'attaque à cette hydre !Malheur de mes os !A compter de cet instant, il m'arrive les pires trucs et je marche sur un tapis de cadavres !Tout s'écroule autour de ma pomme. Apocalypse intégrale ! La mort, l'horreur, la folie ! Le bout du bout, quoi !Âmes sensibles s'abstenir !Quant aux autres, prenez le pied de votre vie !C'est ma tournée
Ceci est bien une pipe (Le Commissaire San-Antonio[172])

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A l'époque du bienheureux Al Capone, l'Amérique connut « la guerre des gangs ».Le conflit a fait moins de victimes que celui de 14–18, toutefois, il a été sévère. En ce temps-là, quand tu dérapais sur un trottoir, c'était dans une flaque de sang plutôt que sur une peau de banane !Y avait des flingueurs partout : dans les restaurants, les cinoches, les églises, les pissotières et les rues, surtout !On croyait ces fantaisies révolues. Fume, mon grand, fume ! Voilà que, sous une autre forme, tout recommence. En gigantesque ! En omniprésent ! En plus qu'impitoyable !Le « Consortium », ça s'appelle, cette vérolerie.Et moi, le Sana-joli, avec mon courage démentiel et ma belle bitoune toujours prête, je m'attaque à cette hydre !Malheur de mes os !A compter de cet instant, il m'arrive les pires trucs et je marche sur un tapis de cadavres !Tout s'écroule autour de ma pomme. Apocalypse intégrale ! La mort, l'horreur, la folie ! Le bout du bout, quoi !Âmes sensibles s'abstenir !Quant aux autres, prenez le pied de votre vie !C'est ma tournée
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