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Books of sequence (Le Commissaire San-Antonio)
Chérie, passe-moi tes microbes (Le Commissaire San-Antonio[93])

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Tu ne m'ôteras pas de l'idée que si nous n'avions pas aperçu M. Félix, menottes aux poignets, un après-midi, à la Porte Saint-Martin, rien de tout cela ne serait arrivé.Qu'en tout cas, ça se serait passé autrement.Et que nous a-t-il dit, M. Félix ?Ceci :— Oui, messieurs, je montre mon sexe dans les couloirs du Métropolitain, c'est vrai. Je ne suis pas particulièrement sadique, enfin pas davantage que n'importe qui ; mais si j'agis de la sorte, c'est pour créer de l'émotion. En exhibant ma b… je l'exprime ; j'accomplis bon gré mal gré un acte littéraire.Complètement azimuté, M. Félix !Remarque, en réfléchissant bien : même s'il s'était pas fait poirer à montrer Coquette dans le métro, tout ça serait arrivé quand même.Puisque de toute façon, l'autre pomme dont j'ai oublié le nom allait se suicider !
Une banane dans l’oreille (Le Commissaire San-Antonio[94])

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Le Vieux, c'est pas la peine de lui répéter tes questions : il a une banane dans l'oreille !Alors, on peut toujours s'escrimer à cambrioler la salle des coffres des plus grandes banques d'Europe, Béru et moi. Il s'en tamponne, le Vieux.Qu'on essuie des rafales de quetsches à tous les coins de pages le laisse rigoureusement froid. Note, il vaut mieux que ça soit lui que ça laisse froid que nous !Cette banane, le pire, c'est que c'est lui qui se l'est cloquée dans le tube acoustique.Comme ça, histoire d'avoir une raison de ne pas nous entendre.Et cependant, une banane, y a tellement d'autres endroits où se la foutre, comme disait mon camarade Oscar Wilde.
Hue, Dada ! (Le Commissaire San-Antonio[95])

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Des fantômes en Irlande ?Laisse-moi me marrer !Là-bas, y a que des ivrognes, mais alors des vrais de vrai !Etant donné que Guinness is good for leurs pommes, ils s'en cognent des pintes. Tandis que nous autres, en Francerie, c'est des pintes de bon sang qu'on s'envoie.J'ai eu beau chercher un certain fantôme, je n'ai pu dénicher que des poivrots et des curés. Entre autres, le bon père O'Goghnaud à qui j'ai eu la joie de donner ma bénédiction épiscopale.Tu voudrais savoir ce que j'allais épiscoper dans cette île ? Ce serait trop long à te raconter. Faudrait t'expliquer le coup de la môme qui avait oublié son slip dans ma chambre de Dublin, et puis la visite des gonziers qui avaient l'intention de me marquer au fer rouge, et comment Béru s'est passé la frite à la cire à parquet, et puis encore des flopées de trucs.
Vol au-dessus d'un lit de cocu (Le Commissaire San-Antonio[96])

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Si San-Antonio n'existait pas, faudrait-il l'inventer ? Oui, sans hésitation.Le Monde.Et bon, dans çui-là, y a Arthur Rubinyol, le fameux virtuose, qui vient sonner à l'agence. Alors ça effervescente tout azimut, on déroule le grand tapis rouge, en signe d'alléluia.Ben heureusement qu'il était rouge, le tapis ! Comme ça, le raisin se voyait moins ! Et puis y a le rabbin Machin, pardon, Moshé, qui se fait éventrer d'entrée de jeu. Sans causer de la Ricaine que j'ai levée dans l'avion et qui se met à tirlipoter le Vieux !Si tu ajoutes à ces plaisanteries notre équipée finnoise au cours de laquelle Béru s'est respiré la mégère du bûcheron, t'auras compris qu'il s'en passe des bizarres dans cet opuscule !Et tout ça à cause d'un vieux coco vindicatif.Tu parles d'une corne d'abondance !
Si ma tante en avait (Le Commissaire San-Antonio[97])

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Si ma tante en avait eu, les choses se seraient passées autrement. Ce livre n'aurait pas eu lieu, mon éditeur aurait donc été en faillite, plusieurs centaines d'ouvriers du livre seraient allés grossir la cohorte des chômeurs, l'économie française n'y aurait pas résisté, la pauvre, tant déjà qu'elle boite. La révolution en aurait consécuté. Là-dessus la Russie nous praguait dans la foulée, histoire de rétablir l'ordre. Ce que voyant, les Ricains s'annonçaient pour « pas de ça, Lisette ! ». Conflit mondial, bombes nucléaires énuclantes et découillantes. Fin de la vie sur la planète. Point à la ligne.Voilà, brièvement résumé, ce qui se serait passé si ma tante en avait eu.En outre, si ma tante en avait eu, on l'aurait appelée « mon oncle », pas vrai ?Heureusement, ma tante n'en avait pas.Par contre Santantonio et Béru, eux, en avaient.Et des grosses comme ça, viens voir !
Fais-moi des choses (Le Commissaire San-Antonio[98])

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Allons, sois gentille, fais-moi des choses.Des choses de la vie. Des choses du vit.Des choses du vice.Des choses qui te font perdre l'usage de la parole.Des choses avec les doigts. Des choses avec le reste.Des choses à la Camille-cinq-sens.Oublie un instant ton existence merdique.Entre avec Bérurier dans la ronde.Dépose ta pudeur et ton slip au vestiaire. Et pénètre dans ce livre.Tu n'y auras pas froid : il est climatisé.Allez, viens ! Viens ! Viens !Viens et, je t'en supplie, fais-moi des choses.Je t'en ferai aussi, salope !
Viens avec ton cierge (Le Commissaire San-Antonio[99])

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Tu ne connais pas le San Bravo ?Cherche sur une carte d'Amérique centrale.Il n'est pas grand, mais il s'en passe des choses.A cause du régime, qui n'est pas de bananes, crois-moi !Faut être fou pour aller là-bas.Ça tombe bien : je le suis.J'ai emmené, en guise d'équipe de choc, quatre gonzesses dont la mère Bérurier, y a pas de quoi pavoiser, hein ?Dans le patelin en question, la vie y est tellement précaire qu'au bout de quarante-huit heures t'as l'impression d'être clamsé.C'est pourquoi, l'ami, s'il te prend l'idée saugrenue de venir me rejoindre, viens avec ton cierge !Si tu ne sais pas où le foutre, je t'expliquerai !
Mon culte sur la commode (Le Commissaire San-Antonio[100])

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Mon culte, il existe, non ?Et parce qu'il existe, une bande de CONservateurs en prennent ombrage, le foutent sur la commode, mais qui est-ce qui va l'avoir dans le culte ?Devine.
Tire-m'en deux, c'est pour offrir (Le Commissaire San-Antonio[101])

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Nous autres, les grands romanciers du siècle, avons une préférence marquée pour certains de nos enfants, parce que nous les jugeons plus beaux que les autres, voire même plus proches de nous.C'est le cas du présent chef-d'œuvre.En l'écrivant, je me suis mis à l'aimer, à bien l'aimer.J'aurais voulu y passer mes vacances ; peut-être même le restant de mes jours.Un pareil engouement doit bien cacher quelque chose, non ?Ou si je deviens gâtoche ?A toi de juger !
À prendre ou à lécher (Le Commissaire San-Antonio[102])

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On navet jamais vu ça.Ben maint'nant on l'a.Et croye-moi, on a eu chaud aux plumes.L'péril jaune, merci bien : j'sais à présent d'quoi t'il retoume !Quant aux p'tites gonzesses de Bangkroche, tu r'passeras ! Pas une seule qui fusse t'à ma pointure !C't'un monde ! Comme j'dis : « Quand on veut faire pute professionnelle, faut s'assurer au prélavable qu't'es capab' d'héberger l'aillent ; même quand y l'est monté comm' un seigneur, dont c'est mon cas ; qu'autrement sinon ça d'vient d'l'abusement d'confiance, moi j'trouve.Enfin, viens quand même av'c nous en Taillelande ; si t'aimes pas le bouddha, on t'fera faire des massages.Alexandre-Benoît Bérurier.
Baise-ball à la Baule (Le Commissaire San-Antonio[103])

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Si tu n'as jamais vu le prince Charles d'Angleterre complètement mort, le nez dans une salade de homard, lis ce book.Si tu n'as jamais vu Béru propulser deux nonnes dans des cageots de tomates, lis ce bouquin.Si tu n'as jamais vu San-A aux prises avec un couple mystérieux qui le ridiculise, lis ce polar.Mais si tu as le palpitant qui déconne, l'ami, alors ne lis pas ce chef-d'œuvre, il te tuerait !
Meurs pas, on a du monde (Le Commissaire San-Antonio[104])

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Franchement, M. Konopoulos ne me demandait rien.D'ailleurs, je n'étais pas venu à Genève pour ça.La sublime nana qui m'attendait à l'aéroport avait une autre chatte à fouetter.Mais il a fallu que ce pauvre manutentionnaire soit mordu par un méchant serpent et que son aimable cadavre déboule en même temps que nos valises…C'est idiot pour Marie-Marie qui, consécutivement, a dû faire une croisière en ambulance !Mais alors, si tu avais vu nos frimes quand on a déballé l'abominable costume !Enfin, tu m'as compris ?Si tu as tout pigé, pas la peine d'acheter ce livre. Mais s'il te reste des zones obscures dans la comprenette, n'hésite pas. Quand tu en auras terminé la lecture, j'aime autant te prévenir : tu devras changer de calbar.
Tarte à la crème story (Le Commissaire San-Antonio[105])

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La Bulgarie est le pays du yaourt.J'aurais donc pu intituler ce bouquin « Baise-la dans le yaourt ».Mais je suis un auteur bien trop embouché pour débloquer au dos d'une couverture.Heureusement qu'à l'intérieur on peut y aller carrément.Tout se permettre, et un peu plus encore, moi, c'est justement le « un peu plus » qui m'intéresse.Et toi aussi, pas vrai, bougre de petit dégoûtant.
On liquide et on s'en va (Le Commissaire San-Antonio[106])

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Ah ! si M. Prince n'avait pas fauché le truc magique du tueur pendant que M. Adolphe s'envoyait Mme Eva, rien de tout cela ne serait arrivé.T'aurais pas eu droit aux coliques incoercibles de Pinuche, ni au coït flamboyant de Béru, non plus qu'à l'hécatombe ci-jointe.Et à moi, ça m'aurait évité 250 pages de déconnage.Mais t'es pas forcé de les lire.
Champagne pour tout le monde ! (Le Commissaire San-Antonio[107])

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Je vais te dire…Moi, quand je prête mon aimable concours à une gourgandine pour l'aider à perpétrer un vol et que ma carrière de flic d'élite ne sombre pas dans l'aventure.Quand les bombes m'éclatent sous les claouis sans me causer la moindre égratignure.Quand je suis expédié à perpète au fond d'un puits, d'où personne n'est jamais sorti, pas même la vérité, et que j'en remonte frais comme un gardon.Oui, moi, quand tout ça, plus le reste m'arrive, à la fin de ces délicatesses je respire un grand coup et je m'écrie :— Champagne pour tout le monde !A la bonne mienne, les gars !
La pute enchantée (Le Commissaire San-Antonio[108])

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Tu grimpes une dame pute.T'arrives au septième ciel, fin de section. Et voilà qu'au moment de l'extase, la chère gagneuse entre en transe, et se met à te raconter une tuerie qui s'opère au même instant à 800 bomes de ton plumard.Pour le coup, tu te crois en pleine science-fiction, non ?Eh bien, pas du tout, l'artiste.C'est de la science-friction !Mais je ne veux pas te faire attendre : ma pute enchantée est déjà à poil.
Bouge ton pied, que je voie la mer (Le Commissaire San-Antonio[109])

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— Bouge ton pied que je voie la mer, soupira Véra.J'ai bougé mon pied.Elle a vu la mer.Et du même coup, le spectacle le plus effarant, le plus incrédulant, le plus tout ce que tu voudras qui se puisse imaginer !Si tu ne crains pas les péripéties, entre avec nous dans la ronde, mon pote.On n'a pas le temps de s'embêter.D'ailleurs, on n'a même pas le temps de comprendre.Mais on n'est pas là pour ça, hein ?
L'année de la moule (Le Commissaire San-Antonio[110])

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LES GRANDES ANNEES DE CE SIECLE EN FRANCE1904 : entente cordiale avec l'Angleterre1914 : début de la guerre de 141918 : fin de la guerre 14-181936 : avènement du Front populaire1939 : guerre au Reich allemand1945 : fin de la guerre contre le Reich allemand1958 : le général de Gaulle se rappelle au pouvoir1962 : fin du conflit algérien1968 : crise universitaire et sociale en France1982 : San-Antonio publie « L'ANNEE DE LA MOULE »
Du bois dont on fait les pipes (Le Commissaire San-Antonio[111])

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Si ma Félicie ne s'était pas mise à chialer devant son poste de télé, rien ne serait arrivé.Mais moi, les larmes de m'man, je ne peux pas supporter.Faut que j'agisse.Seulement quand tu agis comme un con, tu fais des conneries, non ?Note qu'avec moi, pour ce qui est des conneries, je ne te laisse jamais en manque.
Va donc m'attendre chez Plumeau (Le Commissaire San-Antonio[112])

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Je n'ai, jusqu'à ce jour, reçu que deux lettres de Sa Majesté britannique Elisabeth II.La première date de plusieurs années et concerne mon livre « BAISE-BALL À LA BAULE ».La chère souveraine m'y faisait quelques remontrances parce que j'y avais assez lourdement brocardé un membre de sa royale family.L'envoi de deux douzaines de roses rouges (nous n'étions pas encore en régime socialiste), accompagnant un billet d'excuses, me valut son absolution.Mais voici que la cousine récidive, ayant entendu parler du présent ouvrage.Grâce à une indiscrétion de ma femme de ménage, elle me pria, par l'intermédiaire de l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Berne, de lui adresser une copie de mon manuscrit.Je le fis.Ce qui motiva la seconde lettre royale.Madame Deux s'y déclare indignée de la manière dont je traite l'Intelligence Service dans ces pages et me somme de ne pas publier cette œuvrette.Passant outre cet interdit, mon éditeur et moi avons décidé de la faire paraître tout de même.Nous verrons bien.SAN-ANTONIO
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