Un éléphant, ça trompe (Le Commissaire San-Antonio[70])
Rappelez-vous bien ce que je vais vous dire, les gars : si Béru ne m'avait pas demandé d'assister à la distribution des prix de Marie-Marie, votre descendance allait se trouver drôlement compromise.Car une bande d'olibrius britanniques s'occupait déjà sérieusement de vos hormones, mes chéries ! Heureusement que le Gros est à la hauteur des situations les plus périlleuses comme les plus scabreuses !Seulement, le problème, avec lui, c'est qu'il croit parler anglais.Enfin, grâce à des gestes éloquents, il s'en tire tout de même.Surtout avec les Anglaises !
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Un os dans la noce (Le Commissaire San-Antonio[82])
Dans cette affaire, il y a beaucoup de morts et beaucoup d'anchois.Le buste de Marianne en prend un sérieux coup…Et celui de M. le maire, donc !Et puis il y a aussi des considérations comme celle-ci :Tandis que les modestes dames semi-bourgeoises, bien ordonnées et prévoyantes, outre leurs confitures, leurs conserves d'haricots verts en bocaux (donc haricots verre) et leurs draps empilés dans des garde-robes aux senteurs de lavande, détiennent aussi de la fringue noire pour « en cas de malheur ». La mort peut carillonner à leur lourde : elles sont parées pour l'accueillir la tête haute, ces magistrales ménagères. La mort ne leur fait pas peur, ne les affole pas. Elles en font leur affaire. L'accommodent à la sauce aux larmes, avec un bouquet garni et une couronne de perlouzes « A mon mari si marri et tellement tant bien-aimé » qu'il te vous laisse des regrets éternels et un goût de n'y revenez plus.
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Un tueur
Un tueur raconte à la première personne du singulier l'épopée sanglante d'un criminel sans envergure devenu tueur.Un tueur élégant comme on n'en fait plus, ne succombant à rien si ce n'est au charme vénéneux des femmes et qui, les yeux voilés de rouge et la mort dans la peau, finit par attendrir sa proie à commencer par nous, lecteurs.Kaput, c'est l'odyssée de ce tueur vers la pente fatale du crime.C'est aussi une pièce majeure sur le chemin de Frédéric Dard vers la reconnaissance littéraire et populaire qui est la sienne aujourd'hui.Qualifiés de « mémoires du désespoir » par son auteur à l'époque de leur publication dans les années 1950, les textes originaux des Kaput sont désormais réunis dans ce livre sous le titre Un tueur.
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Une banane dans l’oreille (Le Commissaire San-Antonio[94])
Le Vieux, c'est pas la peine de lui répéter tes questions : il a une banane dans l'oreille !Alors, on peut toujours s'escrimer à cambrioler la salle des coffres des plus grandes banques d'Europe, Béru et moi. Il s'en tamponne, le Vieux.Qu'on essuie des rafales de quetsches à tous les coins de pages le laisse rigoureusement froid. Note, il vaut mieux que ça soit lui que ça laisse froid que nous !Cette banane, le pire, c'est que c'est lui qui se l'est cloquée dans le tube acoustique.Comme ça, histoire d'avoir une raison de ne pas nous entendre.Et cependant, une banane, y a tellement d'autres endroits où se la foutre, comme disait mon camarade Oscar Wilde.
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Une seconde de toute beauté
Ceci est l'histoire de la mort d'Héléna.Seulement pour bien comprendre sa mort, il nous faut auparavant parler de sa vie. Laquelle des deux fut la plus mystérieuse, la plus secrète ?Mais au fait : qui était Héléna ?
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Va donc m'attendre chez Plumeau (Le Commissaire San-Antonio[112])
Je n'ai, jusqu'à ce jour, reçu que deux lettres de Sa Majesté britannique Elisabeth II.La première date de plusieurs années et concerne mon livre « BAISE-BALL À LA BAULE ».La chère souveraine m'y faisait quelques remontrances parce que j'y avais assez lourdement brocardé un membre de sa royale family.L'envoi de deux douzaines de roses rouges (nous n'étions pas encore en régime socialiste), accompagnant un billet d'excuses, me valut son absolution.Mais voici que la cousine récidive, ayant entendu parler du présent ouvrage.Grâce à une indiscrétion de ma femme de ménage, elle me pria, par l'intermédiaire de l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Berne, de lui adresser une copie de mon manuscrit.Je le fis.Ce qui motiva la seconde lettre royale.Madame Deux s'y déclare indignée de la manière dont je traite l'Intelligence Service dans ces pages et me somme de ne pas publier cette œuvrette.Passant outre cet interdit, mon éditeur et moi avons décidé de la faire paraître tout de même.Nous verrons bien.SAN-ANTONIO
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Valsez, pouffiasses (Le Commissaire San-Antonio[141])
Le monde à l'envers.Tête-bêche comme pour un 69 grand style.D'ordinaire, dans une affaire criminelle, les perdreaux cherchent un criminel.Dans celle-ci, ce serait plutôt un honnête homme qu'ils aimeraient découvrir.Si j'étais un écrivain, j'aurais intitulé ce book « Sang et Nuit ». Mais heureusement pour toi, je suis juste un San-Tantonio.Ce qui va te permettre, au milieu du camage, d'assister à des scènes de baise de force 5 sur l'échelle de Richter. Car elles déferlent, les pouffiasses dans ces pages admirables. Avec ou sans culotte ! Quand t'auras fini cet ouvrage édifiant, regarde sous la table, des fois qu'il en serait resté une pour te bricoler une bonne manière. Heureusement que Béru est là pour battre la mesure.Avec quoi ? Je te dis pas.C'est zob secret !
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Vas-y, Béru ! (Le Commissaire San-Antonio[59])
Quand la première salve est servie, on enclenche un deuxième chargeur. Le temps prend son temps dans ma tronche, bien que le mitrailleur fasse fissa. Je pense avec une incroyable lucidité. Je me dis des trucs, des choses, des machins. Je devine les mouvements de notre agresseur comme si je le voyais. J’ai entendu un cri et je sais qu’un de mes compagnons a été touché. Je passe la main sous ma veste afin de dégager mon excellent camarade Tu-tues de sa gaine. Faut agir mollo pour éviter d’émettre un bruit qui me situerait. Je n’y vois que tchi. Faut que j’attende la deuxième seringuée afin de situer le tireur. Dangereux, car en v’là un qui semble vouloir faire le ménage complet.
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Vas-y, Béru ! (Le Commissaire San-Antonio[59])
Quand la première salve est servie, on enclenche un deuxième chargeur. Le temps prend son temps dans ma tronche, bien que le mitrailleur fasse fissa. Je pense avec une incroyable lucidité. Je me dis des trucs, des choses, des machins. Je devine les mouvements de notre agresseur comme si je le voyais. J'ai entendu un cri et je sais qu'un de mes compagnons a été touché. Je passe la main sous ma veste afin de dégager mon excellent camarade Tu-tues de sa gaine. Faut agir mollo pour éviter d'émettre un bruit qui me situerait. Je n'y vois que tchi. Faut que j'attende la deuxième seringuée afin de situer le tireur. Dangereux, car en v'là un qui semble vouloir faire le ménage complet.
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Vengeance !
Dudly, une des terreurs du Michigan, est un vrai gangster qui s'est rapidement fait dans le milieu une réputation de « dur à cuire » et c'en est un ! Il a tué suffisamment de citoyens et pillé assez de banques pour que l'on puisse sans hésitation le classer dans l'inventaire des grands hors-la-loi de Détroit. Son principe : récompenser et punir ceux qui le méritent. Cette façon de procéder, si elle lui vaut de nombreuses reconnaissances, ne peut aussi manquer de lui attirer des haines aussi tenaces qu'implacables. Carlo, son plus fidèle homme de confiance, ne se lassera-t-il pas un jour d'un chef aussi tyrannique ? Pour arriver à ses fins il va attiser l'esprit de vengeance du jeune malfrat, Jerry Dorman… Avec Dudly, seigneur du crime, frissons, angoisse et mystère garantis !Vengeance ! paraît sous le pseudonyme de Frédéric Charles, en 1953, aux Éditions Jacquier, à Lyon, dans la célèbre collection populaire « La Loupe ». Après les récentes parutions des œuvres de jeunesse de Frédéric Dard, les Éditions Fayard ont décidé de rééditer les titres de ces ouvrages policiers parus sous pseudonyme, qui n'ont jamais été publiés jusqu'à ce jour.
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Viens avec ton cierge (Le Commissaire San-Antonio[99])
Tu ne connais pas le San Bravo ?Cherche sur une carte d'Amérique centrale.Il n'est pas grand, mais il s'en passe des choses.A cause du régime, qui n'est pas de bananes, crois-moi !Faut être fou pour aller là-bas.Ça tombe bien : je le suis.J'ai emmené, en guise d'équipe de choc, quatre gonzesses dont la mère Bérurier, y a pas de quoi pavoiser, hein ?Dans le patelin en question, la vie y est tellement précaire qu'au bout de quarante-huit heures t'as l'impression d'être clamsé.C'est pourquoi, l'ami, s'il te prend l'idée saugrenue de venir me rejoindre, viens avec ton cierge !Si tu ne sais pas où le foutre, je t'expliquerai !
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Viva Bertaga ! (Le Commissaire San-Antonio[69])
Du nouveau, les gars !Un personnage encore jamais rencontré dans les S.-A. : celui de Marie-Marie.Qui est Marie-Marie ? Je préfère vous le laisser découvrir. Tout ce que je peux dire, c'est que pour ses débuts en compagnie du fameux trio (S.-A., Béru et Pinuche), elle est plutôt servie, la môme !Tour à tour aux prises avec les Chinetoques, les guérilleros, les Indiens réduiseurs de tronches, elle se paye une drôle de virouze dans la Sude-Amérique, sur fond de révolution.Mais qui y a-t-il à la tête de cette révolution ?Oh, non, je vous dis rien… Mais je vous parie qu'à la fin de ce bouquin, comme les Rondubraziens, vous crierez : « Viva Bertaga » !
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Viva Bertaga ! (Le Commissaire San-Antonio[69])
Du nouveau, les gars !Un personnage encore jamais rencontré dans les S.-A. : celui de Marie-Marie.Qui est Marie-Marie ? Je préfère vous le laisser découvrir. Tout ce que je peux dire, c’est que pour ses débuts en compagnie du fameux trio (S.-A., Béru et Pinuche), elle est plutôt servie, la môme !Tour à tour aux prises avec les Chinetoques, les guérilleros, les Indiens réduiseurs de tronches, elle se paye une drôle de virouze dans la Sude-Amérique, sur fond de révolution.Mais qui y a-t-il à la tête de cette révolution ?Oh, non, je vous dis rien… Mais je vous parie qu’à la fin de ce bouquin, comme les Rondubraziens, vous crierez : « Viva Bertaga » !
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Vol au-dessus d'un lit de cocu (Le Commissaire San-Antonio[96])
Si San-Antonio n'existait pas, faudrait-il l'inventer ? Oui, sans hésitation.Le Monde.Et bon, dans çui-là, y a Arthur Rubinyol, le fameux virtuose, qui vient sonner à l'agence. Alors ça effervescente tout azimut, on déroule le grand tapis rouge, en signe d'alléluia.Ben heureusement qu'il était rouge, le tapis ! Comme ça, le raisin se voyait moins ! Et puis y a le rabbin Machin, pardon, Moshé, qui se fait éventrer d'entrée de jeu. Sans causer de la Ricaine que j'ai levée dans l'avion et qui se met à tirlipoter le Vieux !Si tu ajoutes à ces plaisanteries notre équipée finnoise au cours de laquelle Béru s'est respiré la mégère du bûcheron, t'auras compris qu'il s'en passe des bizarres dans cet opuscule !Et tout ça à cause d'un vieux coco vindicatif.Tu parles d'une corne d'abondance !
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Votez Bérurier (Le Commissaire San-Antonio[56])
Par autorisations spéciales du Préfet de Seine-et-Eure et du garde champêtre de Bellecombe, nous reproduisons fidèlement la plus étrange affiche électorale jamais placardée : Bellecombais, Bellecombaises !On n'est pas ce que vous croyez !La preuve, c'est que moi, Bérurier Alexandre-Benoît, inspecteur principal, je lance un défi à l'assassin de Bellecombe en me présentant à vos suffrages ! S'il veut m'empêcher de candider, qu'il y vienne !La politique je m'ai toujours assis dessus, et sans coussins ! C'est pourquoi je me présente sous un parti nouveau dont moi et l'ex-adjudant Paul Morbleut, mon adjoint, on est les fondateurs et les membres virils : le P.A.F. (Parti Amélioré Français).Ce soir, dans la salle des réunions, on vous définira notre programme.Venez nombreux, l'assassin y compris ! Et surtout :Votez BERURIER !!!
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Y a bon, San-Antonio (Le Commissaire San-Antonio[45])
Je m'agenouille et je palpe la terre battue. Un contact terrifiant me court-circuite les centres nerveux. Je viens de rencontrer une main. Elle est froide. Je dompte ma répulsion et je palpe encore. Après la main vient le poignet, puis l'avant-bras, puis le bras, l'épaule… Un cadavre ! Il y a un cadavre dans la cave à vin.
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Y en avait dans les pâtes (Le Commissaire San-Antonio[152])
C'est l'histoire d'un type, au restaurant, qui fait une scène d'enfer au maître d'hôtel parce qu'il vient de trouver un poil dans ses nouilles. L'après-midi de ce même jour, le maître d'hôtel va dans un clandé et aperçoit son client en train de faire minette à une pensionnaire. Il prend le gars à partie :— C'était pas la peine de crier si fort pour un poil dans les nouilles quand on fait ce que vous faites ! lui dit-il.Le client s'interrompt et riposte :— Je crierais plus fort encore si je trouvais une nouille dans ces poils !Le grand Maurice Chevalier passait pour être plutôt ladre. Un soir qu'il donnait un dîner chez lui, le maître d'hôtel lui demanda à voix haute et intelligible s'il devait passer les fromages.Et Maurice Chevalier s'écria :— Quelle idée ! Y en avait dans les pâtes !Un jour, dans un restaurant, à l'étranger, j'ai trouvé un gros morceau de phare de voiture dans mon assiette de spaguettis, ce qui m'a rendu perplexe. Je n'ai rien dit, mais je ne l'ai pas mangé.On ne peut imaginer tout ce qu'il y a, parfois, dans les pâtes !Lis ce bouquin, tu t'en rendras compte !
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Y'a de l'action (Le Commissaire San-Antonio[64])
Mon big boss vénéré m'a chargé d'une mission pas marrante : supprimer une fille ravissante qui, d'après lui, est un danger public.Moi, vous me connaissez, j'aime pas particulièrement ce genre de commissions, mais quand le Tondu a une idée dans la tête, il faut en passer par là où il veut.Mais tout se complique, car il y a erreur sur la personne en question. Et je me trouve fourré jusqu'où c'est pas possible dans une affaire incroyable, avec mes deux coéquipiers.On nous en fait voir de toutes les couleurs, et je vous jure que, pour sortir de ce machin, y a de l'action !
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Zéro pour la question (Le Commissaire San-Antonio[67])
Moi, vous me connaissez ! Je ne m'embarrasse pas de préjugés. Je connais des esprits chagrins qui me diront :« Dans un sous-marin, ça se pas comme ça ».Je répondrai à ces pisse-froid que, dans mon sous-main à moi, ça se passe comme ça. La preuve, j'y étais ! Je connais aussi des esprits non moins chagrins qui me diront :« Au pôle Sud, ça se pas comme ça ».Je répondrai à ces autres pisse-froid que, dans mon pôle Sud à moi, ça se comme ça. La preuve, c'est que nous y étions, Béru et moi ! Allez lui demander, vous verrez ce qu'il vous répondra. Mais, de toute façon, pour les incrédules et le ci-dessus mentionnés : Zéro pour la question !
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Zéro pour la question (Le Commissaire San-Antonio[67])
Moi, vous me connaissez ! Je ne m’embarrasse pas de préjugés.Je connais des esprits chagrins qui me diront : « Dans un sous-marin, ça se passe pas comme ça ». Je répondrai à ces pisse-froid que, dans mon sous-marin à moi, ça se passe comme ça. La preuve, j’y étais !Je connais aussi des esprits non moins chagrins qui me diront : « Au pôle sud, ça se passe pas comme ça ». Je répondrai à ces autres pisse-froid que, dans mon pôle sud à moi, ça se comme ça. La preuve, c’est que nous y étions, Béru et moi !Allez lui demander, vous verrez ce qu’il vous répondra.Mais, de toute façon, pour les incrédules et le ci-dessus mentionnés : Zéro pour la question !
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