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Книги по алфавиту (Dard Frédéric)
Du sable dans la vaseline (Le Commissaire San-Antonio[171])

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Franchement, je me demande ce que nous sommes allés foutre à Las Vegas, les Pinaud, les Bérurier et moi. En France, nous étions peinards : tout baignait. J'avais ma Féloche, mes potes et plein de culs proprets à ma disposition. Des petites mignonnes douées me taillaient des calumets irréprochables qui ne pénalisaient pas mon futal, et quand je leur déballais ma tierce à pique dans un plumard, personne ne venait les scrafer sur mon bide pendant qu'elles faisaient du trot anglais.Tandis qu'à Vegas !…Cette hécatombe, my nephew !Tout le monde cartonne tout le monde !Les flics en tête !Tu peux oublier ta petite laine à la rigueur, mais surtout pas ta médaille de saint Christophe.
Du sirop pour les guêpes (Le Commissaire San-Antonio[38])

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Vacances peinardes sur la Côte…Boîte de nuit dans la pinède…Une frangine de vingt berges dans mes bras…Et voila que ça démarre…Un ancien pote à moi vient se faire rectifier à mon nez et à ma barbe…Un Bérurier beurré qui se radine…Un nouveau meurtre…Finie ma belle tranquillité…Décidément, j'attire l'embrouille comme le sirop attire les guêpes !
Emballage cadeau (Le Commissaire San-Antonio[77])

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Généralement, l'éditeur demande à l'auteur de pondre un texte vachement alléchant pour placarder à cet endroit.Moi, à force, ça me fait tarter, ce batelage de foire. Que si ça continue, je te vous fous la photo en couleurs de mon scoubidou-verseur à la place du bla-bla demandé. Pas grandeur nature, évidemment, le format permettrait pas !Si vous avez pas confiance dans la munificence de ce livre, si vous êtes pas intim'ment con-vingt-cul que l'histoire ci-devante est pleine de coups de théâtre, de gonzesses habillées d'un timbre-poste, de descriptions à la mords-moi le neutron et de calembredouilles, alors finissez de me tripoter avec vos mains sales, reposez-moi sur le rayon où que vous m'avez pris et foncez dans le fond du magasin acheter la vie de sainte Tignasse de Loyola.Je veux plus mettre ma prose en vitrine, moi !J'ai ma dignité, moi ! Ou en tout cas je fais comme si !
En avant la moujik (Le Commissaire San-Antonio[72])

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Je connais plusieurs centaines de milliers de femmes qui vont avoir un sérieux pincement au cœur en lisant les premières lignes de cette histoire : imaginez un peu, mes belles, le beau, l'unique, celui qui vous fait tourner les têtes, le commissaire San-Antonio vient de se marier ! Et pour mettre un comble à votre désappointement, sachez que sa légitime n'est autre que la fille d'un célèbre savant russe… Mais sachez aussi qu'elle pèse deux cents livres et qu'à côté d'elle Berthe Bérurier est une starlette d'Hollywood ! Rassurez-vous, il y a gros à parier qu'avant la fin de ce chef-d'œuvre, le magnifique Commissaire sera de nouveau disponible…En attendant, il a fallu passer une sacrée nuit de noces ! Heureusement que Bérurier ne sait rien refuser à son supérieur ! Heureusement que rien ne le rebute… Et après tout…, dans le noir…
En long, en large et en travers (Le Commissaire San-Antonio[31])

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Le roi de la sardine à l'huile a disparu !La recherche dans l'intérêt des familles, c'est pas mon blot !Mais quand Béru et Pinaud se volatilisent à leur tour, je me mets en chasse… En compagnie de la légitime du disparu.Une jeune femme inconsolable…Inconsolable ?Tous les locataires de l'hôtel de la Manche affirment l'avoir entendue gémir toute la nuit… mais pas de chagrin, croyez-moi !Approchez, mes belles, je vais vous raconter ça en long, en large et en travers.
En peignant la girafe (Le Commissaire San-Antonio[53])

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Ceux qui n'ont jamais vu un individu manger tour à tour :… une semelle de chaussure, un crapaud vivant, une selle de vélo, une corne à poudre, une autre de chef de gare, un écureuil empaillé et un cadran solaire… n'ont jamais vu Bérurier dans le plus extraordinaire numéro de boulimie de tous les temps !Ceux-là ne peuvent pas non plus imaginer le fabuleux San-Antonio tout en haut d'une grande échelle, occupe à… peigner la girafe !
Entre la vie et la morgue (Le Commissaire San-Antonio[36])

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— Qu'est-il arrivé ? s'inquiète le chef de train.— Ça se voit, non ?— Cette personne est tombée ?— Un peu, et elle s'est plutôt fait mal.— Elle était avec vous ?— C'est-à-dire qu'elle se trouvait dans mon compartiment. Je lui bonnis l'incident du mironton venu tirer la chevillette. Elle portait des lunettes, dis-je. Il paraît qu'elle a voulu aller aux toilettes et s'est trompée de lourde.
Fais gaffe à tes os (Le Commissaire San-Antonio[19])

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Derrière moi, il y a le passage à niveau où l'homme se fit ratatiner par un rapide… Je laisse ma voiture sur le bord du fossé et je me mets en quête du numéro 12… Pas marle à dénicher… C'est une petite construction sans étage, couverte d'ardoise… M'est avis qu'il s'agissait d'un pavillon de chasse situé au fond d'un parc. La voie ferrée a coupé le parc et on a vendu le morcif de terrain avec la masure. Schwob l'a fait réparer, mais il y a un certain temps, car elle n'est plus très fraîche… Les volets sont clos… Dans la lumière blafarde de la lune, ce pavillon a quelque chose d'inquiétant. J'ai comme l'impression de l'avoir déjà vu sur la couverture de « Mystère-Magazine » !
Fais pas dans le porno… (Le Commissaire San-Antonio[127])

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Voici un San-Antonio d'horreur.Mon premier.Pourquoi ai-je tant attendu avant d'aborder ce genre délicat?Mystère.Car enfin, l'horreur, je sais ce que c'est.Chaque fois que, rentrant de voyage, je trouve un mètre de courrier sur mon bureau, ou que ma petite bonne portugaise laisse brûler le gratin de cardons, ou encore que je me trouve dans un banquet aux côtés d'un vieux gland surdécoré, l'horreur me livre toutes ses sensations fortes.Eh bien, malgré ma connaissance approfondie de la question, j'hésitais à plonger. Mais maintenant, c'est fait.Et tu vas voir comme!Pour mettre le paquet, j'ai mis le paquet!Si tu trouves que c'est trop, va m'attendre dans le prochain.Tu le trouveras à ta mesure car ce sera une histoire de cons.
Fais-moi des choses (Le Commissaire San-Antonio[98])

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Allons, sois gentille, fais-moi des choses.Des choses de la vie. Des choses du vit.Des choses du vice.Des choses qui te font perdre l'usage de la parole.Des choses avec les doigts. Des choses avec le reste.Des choses à la Camille-cinq-sens.Oublie un instant ton existence merdique.Entre avec Bérurier dans la ronde.Dépose ta pudeur et ton slip au vestiaire. Et pénètre dans ce livre.Tu n'y auras pas froid : il est climatisé.Allez, viens ! Viens ! Viens !Viens et, je t'en supplie, fais-moi des choses.Je t'en ferai aussi, salope !
Faites chauffer la colle (Le Commissaire San-Antonio[154])

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Si vous aimez les frissons, alors là vous serez servis, et pas qu'un peu. Tout d'abord il y a ceux, ineffables à combien, qui vous transportent au septième ciel, dont je ne suis pas avare, mes chéries, qui me connaissez bien comme moi je vous sais.Et puis les autres, ceux qui vous flanquent la Sibérie dans l'entresol, transformant vos espérances (c'est bien le mot pour la majorité, non ?) en flétrissures ectoplasmiques.Je sens déjà que vous salivez d'avidité libidineuse et castagnettez de délicieuse frayeur anticipée avant même de mouiller votre doigt pour… toumer la première page de ce récit hautement édifiant.
Faut être logique (Le Commissaire San-Antonio[63])

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Vous croyez aux fantômes, vous ?Moi, non plus !Seulement Béru y croit, lui. Et quand le Gros doute de ses sens, il fait appel à mon bon sens… Faut être logique !On m'a toujours appris à l'école que la vérité sortait du puits. Eh bien ! moi, j'y suis descendu, dans le puits. Et, en effet, j'ai trouvé la vérité… Elle avait une drôle de bouille !
Faut-il vous l'envelopper ? (Le Commissaire San-Antonio[71])

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J'aime mieux vous prévenir, les gars :Des histoires pareilles, vous n'en trouverez pas souvent.Ce qui vaut mieux pour ma santé.Mamma mia ! A la fin de ce circus effarant, je ne savais plus bien si je m'appelais San-Antonio, Edouard ou la Joy !Y a fallu que je me cramponne aux branches !Et surtout que je garde la tête froide, ce qui n'était pas fastoche avec la lampe à souder qui me servait de chapeau !Le transformateur cérébral, vous savez ce que c'est, vous ?Moi, je l'ignorais.Mais maintenant je sais !
Fleur de nave vinaigrette (Le Commissaire San-Antonio[48])

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Avez-vous déjà vu un personnage obèse, cradingue, vinasseux et violacé, en pantoufles, maillot de corps gris (mais qui fut blanc jadis), portant un pantalon de coutil rapiécé, affublé d'un véritable sombrero mexicain se prélasser dans les fauteuils du Boeing Paris-Tokyo ?Assurément non ! Pour se délecter d'une pareille situation, il faut avoir lu « Fleur de nave vinaigrette ».Au passage : savez-vous comment se traduit « Fleur de nave » en japonais ? « Bey-Rhû-Ryé » ! Rigoureusement authentique !Si vous ne me croyez pas, consultez votre judoka habituel.
Foiridon à Morbac City (Le Commissaire San-Antonio[156])

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Le gonzier qui passe sa vie dans ses charentaises, à concocter d'illusoires tiercés et quintés plus, ne peut pas s'imaginer tous les amphigouris de ce monde.Je te prends « la fête du banc », dans l'Utah, tu savais qu'elle existait, toi ?Moi non plus.Ben, elle existe, mon vieux, et j'ai failli m'y faire lyncher.Béru, M. Félix, le Marquis ont eu des avaries de paf si terrifiantes que leur trompes de l'émisphère sud, mondialement réputées, filaient la gerbe aux coyotes.Si t'as pas peur d'affronter le bizarre, lis ce book d'extrème urgence. Tu y rencontreras d'inoubliables personnages : Roy, dit « Petit Gibus », qui, à six ans, pilote une dépanneuse ; Ivy, la femme du pasteur qui raffole de la levrette ; Le cow-boy suisse qui tire plus vite que son ombre. Sans parler du shérif, un drôle de pourri qui m'a viandé de première !Non, franchement, t'as pas le droit de passer à côté de cette histoire.Si tu négligeais la lecture de Foiridon à Morbac City, tout le monde se foutrait de la gueule.T'as pas besoin de ça !
Galantine de volaille pour dames frivoles (Le Commissaire San-Antonio[133])

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Dans le numéro spécial de Lire (plus de 800 pages) qu'il a consacré à San-Antonio et qui s'intitule : SAN-ANTONIO, son vit, son œuvre, Bernard Pivot a écrit dans sa brillante introduction que San-Antonio était le plus grand écrivain de langue française après Shakespeare.Le célèbre journaliste, monarque incontesté de la littérature actuelle, vient de nous adresser un rectificatif pour nous dire sa crainte de voir cet « après » mal interprété et créer une notion de subalternité dont San-Antonio aurait à souffrir par rapport à Shakespeare ; il préférerait substituer à son « après » la préposition « depuis », qu'il juge moins équivoque.Nous le remercions pour sa grande probité morale et espérons que le présent ouvrage renforcera encore son admiration pour l'immense écrivain.Les éditeurs.
Grimpe-la en danseuse (Le Commissaire San-Antonio[169])

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Elle était un peu géante sur les bords. Mais comme elle se tenait assise, ça ne se remarquait pas. A la verticale, jamais je ne lui aurais fait du rentre-dedans et l'effarante aventure qui s'en est suivie, serait restée inconnue. Enfin le destin fait ce qui lui plaît ! C'est pour cela qu'il est marrant.Quand j'ai constaté le gigantisme d'Astrid, je m'étais avancé trop loin : la menteuse dans la clape, l'index et le médius dans la case trésor ! Me restait plus qu'à continuer. D'autant qu'à l'horizontale, un nivellement s'opère, t'as remarqué ?En tout cas, on l'a senti passer, Béru, M. Blanc, ma Pomme et surtout Salami, mon clébard magique ! En voilà un qui en vaut deux, je te jure ! Et il en a deux qui en valent cent !
Hue, Dada ! (Le Commissaire San-Antonio[95])

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Des fantômes en Irlande ?Laisse-moi me marrer !Là-bas, y a que des ivrognes, mais alors des vrais de vrai !Etant donné que Guinness is good for leurs pommes, ils s'en cognent des pintes. Tandis que nous autres, en Francerie, c'est des pintes de bon sang qu'on s'envoie.J'ai eu beau chercher un certain fantôme, je n'ai pu dénicher que des poivrots et des curés. Entre autres, le bon père O'Goghnaud à qui j'ai eu la joie de donner ma bénédiction épiscopale.Tu voudrais savoir ce que j'allais épiscoper dans cette île ? Ce serait trop long à te raconter. Faudrait t'expliquer le coup de la môme qui avait oublié son slip dans ma chambre de Dublin, et puis la visite des gonziers qui avaient l'intention de me marquer au fer rouge, et comment Béru s'est passé la frite à la cire à parquet, et puis encore des flopées de trucs.
J'ai essayé : on peut ! (Le Commissaire San-Antonio[81])

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Dis, tu connais la nouvelle ?Je vais me marier !Non, non, c'est pas du bidon : je suis sur le point de convoler.Tu me vois, loqué en convoleur de charme ? Ça va faire couler de l'encre, entre autres, non ?San-A.-la-bague-au-doigt !Lui qui arborait plutôt un parabellum en guise de bijou.Enfin : mieux vaut tiare que jamais, comme l'affirme le pape auquel je rends un sacré service dans ce livre. Et dire que si Béru n'avait pas eu un pote cardinal, rien de tout cela ne serait arrivé…Surtout me raconte pas que tout ce bigntz est impossible.Car tu vois, pour en avoir le cœur net, j'ai essayé.Et tu sais pas ?On peut !
J'suis comme ça (Le Commissaire San-Antonio[40])

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Y'en a d'autres qui sont autrement, mais moi, que voulez-vous, j'suis comme ça !Vous le savez, je suis habitué aux coups les plus durs et les plus vaches.Mais celui qui m'arrive sur le coin de la hure est le plus bas que j'aie jamais encaissé : ON A KIDNAPPE FELICIE !Si vous n'avez jamais vu un San-Antonio féroce, un San-Antonio effrayant de colère, vous allez être servis.Avec Béru, on s'est bien juré que le premier des ravisseurs de ma mère qui nous tombera sous la paluche aura droit à une concession au Père-Lachaise…Qu'on se le dise !
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