Les anges se font plumer (Le Commissaire San-Antonio[25])
« Une lettre et un chiffre rédigés hâtivement sur un petit bout de papier :K 2. Ça pouvait vouloir dire beaucoup de choses… Ça pouvait ne rien signifier du tout… Mais moi je ne crois pas qu'on puisse écrire deux signes, comme ça, sans que quelque chose ne se trame quelque part.K 2 ?Une marque de détachant ? Il manque le R. Un morceau de jeu de bataille navale ? Pas sérieux… Le nom du deuxième sommet du monde, le Kapa Due ? Pourquoi pas…K 2 ?Ça ne vous dit rien, à vous ?Moi si… aujourd'hui…Aujourd'hui… que j'ai rassemblé tous les éléments du puzzle. »
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Les cochons sont lâchés (Le Commissaire San-Antonio[148])
« Si un jour on te demande quel est le plus gaulois des San-Antonio, le plus vert, le plus salingue, le plus rabelaisien, le plus scatologique, le plus grivois, le plus too much, réponds sans hésiter que c'est Les cochons sont lâchés. Peut-être parce que c'est le seul ou San-Antonio ne joue aucun rôle, sinon celui du romancier ? Dans ces pages paillardes, Béru et Pinuche sont lancés seuls à l'aventure, afin de dénouer une ahurissante affaire. Mais le pénis « hors paire » de Bérurier sera leur braguette de sourcier.Grâce à cet appendice exceptionnel, ils franchiront tous les obstacles !Comment ?Lis et tais-toi !L'heure est grave ; l'heure est folle : les cochons sont lâchés ! Retiens ton souffle, ma jolie. Et surtout ne déboucle pas ta ceinture si tu ne veux pas qu'il t'arrive un turbin ! »
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Les Confessions de l'Ange Noir
« La plupart des hommes fabriquent des vivants, moi je fabrique des morts.Ça va plus vite, et ça impressionne davantage. »Âmes sensibles, s’abstenir.L’Ange Noir est tout sauf un marrant. L’Ange Noir est l’ennemi public n° 1. Flics, femmes, cadors du crime : personne ne lui résiste. Et surtout pas la mort. Vivre sans temps mort et jouir sans entraves, telle pourrait être sa devise.Même quand il s’agit de raconter son épopée, il n’y a pas un chroniqueur qui tienne la distance. Alors il va s’en charger seul. Cet Al Capone moderne n’a décidément pas l’esprit d’équipe. Sans honte, sans peur, et surtout sans filtre, l’Ange Noir prend la parole et déroule le fil de son épopée sanglante.Premier meurtre à déclarer ? Sa mère — un accident de naissance. Après elle, personne n’y échappe, de Londres à Paris, en passant par Mexico. L’Ange Noir a la gâchette facile, le « beau sexe » pour obsession, et un sale penchant pour l’alcool.Les originaux de ces confessions publiées en 1952 sous le pseudonyme de l’Ange Noir, réunis ici en un volume, préfigurent, par bien des aspects, l’avènement du légendaire San-Antonio.Préface d'Alexandre Clément
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Les deux oreilles et la queue (Le Commissaire San-Antonio[117])
Les deux oreilles et la queue, tu le sais, représentent la suprême récompense qu'un jury de corrida accorde à un toréador qui a magistralement scrafé son bestiau.Dans notre affaire, j'ai obtenu les deux oreilles et la queue. Et tu sais qui me les a accordées ? Monsieur le président de la République royale française !Juré craché !Si tu ne me crois pas, t'as qu'à lire… Les deux oreilles et la queue, moi, tu te rends compte ?Plus quelques jolis culs qui passaient par là, naturellement.
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Les doigts dans le nez (Le Commissaire San-Antonio[22])
Il se soulève, prend sa chaise et me l'abat sur le crâne. Aussi fastoche que je viens de vous le dire. Mon bras paralysé par le coup de poêle à frire n'a pas eu la force de se lever pour braquer le soufflant. Je biche le siège en pleine bouille et illico je me trouve inscrit au barreau. Ça se met à toumiquer autour de moi. J'essaie de me cramponner à la table, mais des nèfles ! Je vais à dame. Le couple de petits rentiers tranquilles me saute alors dessus et fait une danse incantatoire sur ma personne.
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Les eunuques ne sont jamais chauves (Le Commissaire San-Antonio[164])
Le plus terrifiant bras de fer de ma carrière me met aux prises avec un tyran fou.Il pleut des morts !Partout le danger !D'accord, je baise énormément pour pouvoir conserver le moral, n'empêche que je traverse une zone à hauts risques davantage semée d'embûches que la place de la Concorde.Là où je vais, si tu veux revoir Paris, faut ouvrir l'œil et serrer les miches.Seulement moi, tu me connais ?C'est les poings que je serre et la porte de devant de mon bénard que j'ouvre.En grand !C'est bon pour la ventilation de mes aumônières.
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Les huîtres me font bâiller (Le Commissaire San-Antonio[162])
Des années que j'avais pas revu ce crevard d'Ambroise. Un flic qui avait mis un pied dans le Milieu et l'autre dans la gadoue.A l'époque, Béru, son beauf par mésalliance, lui avait flanqué la rouste du siècle.Et puis, voilà que ce tordu réapparaît, toujours en pleine béchamel, avec un cadavre sur le toit de sa bicoque.On essaie de lui sauver la mise, Berthe et moi, mais quand t'as pas le fion bordé de nouilles, t'as intérêt à te retirer dans une lamasserie du Tibet.Moi je dis : y a des mecs, leur papa aurait mieux fait d'éternuer dans son mouchoir !
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Les pèlerins de l'enfer
Avant la Grande Guerre, dans la paisible ville de Bourg-en-Bresse, le docteur Worms jouit auprès de sa clientèle de la meilleure réputation. Entre son épouse Blanche, avec laquelle il s’est laissé marier, et son fils François, il mène une vie calme et sentimentalement déserte.Jusqu’au jour où survient Claire, escortée de son amant Ange Soleil, faux poète et musicien sans talent, qui vit paresseusement. Worms épouse Claire après le décès dramatique de Blanche, et il subvient à son tour à l’entretien d’Ange Soleil. Mais, dans cette petite ville, les gens commencent à jaser.Peu à peu, s’instaure entre eux une amitié bizarre, voire infernale…Dans ce roman, Frédéric Dard nous montre comment une passion soudaine, tardive et destructrice, peut amener un homme à renier toutes les valeurs sur lesquelles il avait édifié sa vie et ses rapports avec les autres.L’édition originale de ce livre vendu à 65 Frs est constituée de 150 exemplaires sur Velin à la forme de Vidalon numérotés de 1 à 150.
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Les prédictions de Nostrabérus (Le Commissaire San-Antonio[83])
Tu sais qu'il se passe des drôles de choses en Suède ?Viens-y avec moi, tu verras !Tu verras ce que t'as encore jamais vu.Tu verras : des merderies modèles, des partouzes géantes, des mariages d'hommes, que sais-je ?…Tu crois que c'est à cause du froid que les frangines de là-bas ont le réchaud incandescent, toi ?Et ce serait les brunes nordiques qui refileraient à Béru ce don de double vue ?Je le savais déjà voyeur, le Gros.Pas mal voyou, aussi, dans son genre.Mais voyant, alors ça, je te jure !Viens te rendre compte comme les petites Suédoises s'enflamment facilement.Suffit de savoir les frotter !Viens, je te dis !
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Les scélérats
Entre son travail à l'usine et sa banlieue morne, Louise n'en peut plus de l'ennui abyssal de sa vie. La jeune fille s'égare un jour dans le centre-ville, et la voilà qui tombe en pâmoison devant la maison des Rooland ! Qu'est-ce qui la séduit le plus ? Le charme discret de cette demeure bourgeoise ? Sa fascination pour les deux Américains qui y résident ? L'alcoolisme mondain de Madame ? Le physique irrésistible de Monsieur ? Comme elle réussit à se faire embaucher comme bonne, on peut parier qu'elle le saura bien vite…Guidée par une intelligence animale et une libido devastatrice, Louise a-t-elle vraiment le choix ? Elle déploie son emprise sur le couple, inexorablement… Pour le meilleur et pour le pire.
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Les soupers du prince (Sous le nom de San-Antonio[7])
Quand Edouard, dit Doudou, devient Edouard IerSire, de grâce, écoutez-moi,Je reviens des galères.Je suis voleur, vous êtes roi,C'est à peu près la même affaire.(Pétition d'un voleur de Sa Majesté, attribuée à Lacenaire.)Il est des gens à qui la vie réserve bien des surprises. Tenez, Édouard Blanvin, dit Doudou… Trente-deux ans, beau gosse ; passionné par les bagnoles. Et pas n'importe lesquelles s'iouplaît ! Des tractions avant qu'il bichonne amoureusement comme les petites nénettes qui « raffolent de sa gueule d'amour de gentil voyou ». Uniour, sa chère môman lui révèle qu'il est le fils du défunt prince de Montégrin. Doudou serait donc Edouard Ier. De la banlieue grise au château d'opérette, il n'y a qu'un pas. Doudou le franchit allégrement. La grande vie commence. Les surprises et les ennuis !
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Les souris ont la peau tendre (Le Commissaire San-Antonio[3])
Un patron de bistrot portant, dans son arrière-salle, une épée à la taille, surtout au XXème siècle, c'est assez extraordinaire. Mais franchement où ça se corse (chef-lieu Bastia — histoire de fomenter une petite guerre civile), où ça se corse, disais-je, c'est quand l'épée n'est pas à la taille du type, mais à travers la taille…Je tiens aussi à vous préciser que cette découverte n'est pas faite pour me réjouir, vu que l'épinglé était mon seul contact dans ce foutu bled… Pour lui, le contact a été plutôt rude, et pour moi, il risque de l'être aussi, je le crains, car j'entends déjà mugir, au loin, une sirène de police…
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Les vacances de Bérurier
Le plus cocasse,le plus délirant,le plus fou fou fou,le plus san-antoniesquedes SAN-ANTONIO
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Ma cavale au Canada (Le Commissaire San-Antonio[140])
J'aime mieux prévenir.Celui qui entreprend la lecture de « Ma cavale au Canada » doit avoir le cœur et les roustons bien accrochés, car il y a davantage d'épisodes dramatiques dans cette œuvre magistrale qu'il n'y en a eu pendant toute la dernière guerre et plus de scènes de baise que n'en comptent les règnes d'Henri VIII et d'Elisabeth II réunis.Prière d'éteindre sa cigarette avant de pénétrer dans ces pages. A l'intérieur, y a déjà plein de gonzesses qui ont le feu aux miches : inutile d'aggraver les risques.Vive le Québec Livres !
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Ma langue au Chah (Le Commissaire San-Antonio[73])
Pour tout vous dire, je rêvais depuis longtemps d'aller en Iran… Mais pas dans ces conditions !Au XXe siècle, être obligé de se battre au sabre, c'est surprenant, non ? Mais, croyez-moi, votre San-Antonio se révèle vite un as de cette discipline et les sbires qui se sont frottés à lui, s'ils n'étaient pas déjà des eunuques, ne sont pas près de mettre Casanova en péril.Quant à Bérurier au pays des mille et une nuits (des mille et un z'ennuis, plutôt), c'est pas racontable en page 4 de couverture.Sachez qu'il y a plusieurs façons de donner sa langue au chat… La donner au Chah n'est pas la plus facile, vous allez voir !
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Maman, la dame fait rien qu'à me faire des choses ! (Le Commissaire San-Antonio[161])
C'est beau, un bordel.C'est confortable.On y passe généralement de bons moments.Sauf quand il y vient des gens bizarres.Alors il arrive que les choses se gâtent et qu'on se mette à y mourir à qui mieux mieux.Un conseil : ne jamais ouvrir la fenêtre donnant sur la rue, sinon t'es obligé d'appeler les pompiers. Et les pompiers dans un bordel, quoi que tu en penses, ça la fout mal !
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Maman, les petits bateaux… (Le Commissaire San-Antonio[86])
On t'a déjà mené en bateau, non ?Donc tu as le pied marin, si tu n'as pas l'air malin.Alors, mets ton béret à pompon et embarque, matelot !Grimpe avec Béru et moi sur le Thermos pour une croisière very délectable.Tu trouveras à bord des sirènes très sublimes, avec une proue qui n'a pas besoin de soutiens-loloches et une poupe que tu peux déguster à la cuiller.Y a du champagne, du punch, de la vodka et du caviar…Et des bombes en guise de dessert.Très glacées, tu verras.Avec elles, t'es sûr de faire un boum…C'est les requins qui vont être contents !Et si tu as envie de la quille, ben, sers-toi.Avant qu'elle coule.
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Mange et tais-toi (Le Commissaire San-Antonio[62])
Moi, vous me connaissez?Quand la femme d'un zig qui m'a sauvé la vie vient chialer dans mon giron en me disant que son mari va être flingué deux jours plus tard pour haute trahison, je vole à sa rescousse.Même si c'est à Saigon que le mec en question doit effacer sa ration de prunes.Béru, vous le connaissez? Il est toujours prêt à suivre son supérieur aussi hiérarchique que bien-aimé sur les sentiers de la gloire et de la châtaigne, même quand il s'agit d'un boulot d'ordre privé.Les femmes, vous les connaissez? Plus elles sont baths, plus elles vous attirent d'emmouscaillements. Heureusement que moi aussi je les connais!Ainsi que la manière de s'en servir!Quant à mon style, si vous le connaissez pas encore, c'est le moment de vous y mettre. Car ça me ferait mal à la thyroïde que vous décédiez en n'ayant lu que Montaigne et Jean-Jacques Rousseau!Souvenez-vous d'une chose, les gars: la culture, y a que ça de vrai!
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Mange et tais-toi ! (Le Commissaire San-Antonio[62])
Moi, vous me connaissez ?Quand la femme d'un zig qui m'a sauvé la vie vient chialer dans mon giron en me disant que son mari va être flingué deux jours plus tard pour haute trahison, je vole à sa rescousse.Même si c'est à Saigon que le mec en question doit effacer sa ration de prunes.Béru, vous le connaissez ? Il est toujours prêt à suivre son supérieur aussi hiérarchique que bien-aimé sur les sentiers de la gloire et de la châtaigne, même quand il s'agit d'un boulot d'ordre privé.Les femmes, vous les connaissez ? Plus elles sont baths, plus elles vous attirent d'emmouscaillements. Heureusement que moi aussi je les connais !Ainsi que la manière de s'en servir !Quant à mon style, si vous le connaissez pas encore, c'est le moment de vous y mettre. Car ça me ferait mal à la thyroïde que vous décédiez en n'ayant lu que Montaigne et Jean-Jacques Rousseau !Souvenez-vous d'une chose, les gars : la culture, y a que ça de vrai !
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Mausolée pour une garce
Avec ce livre, Frédéric Dard va plus loin dans le chemin tortueux des âmes. Tout en nous captivant par une action aux incessants rebondissements, nous sentons qu’il nous conduit infailliblement là où il veut, c’est-à-dire à une plus large compréhension de l’humanité.MAUSOLÉE POUR UNE GARCE dresse un personnage de femme extraordinaire, vénéneux, fascinant, superbe.Un livre que vous lirez rapidement, peut-être ? Mais que vous mettrez beaucoup de temps à oublier !
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